Partie I
Synthèse bibliographique
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L’espèce Clarias gariepinus (Burchell, 1822) du sous-genre Clarias (Clarias) est
caractérisée par une tête longue et 24 à 110 branchiospines longues et minces sur le
premier arc branchial.
Les poissons-chats comme leur nom l’indique, sont caractérisés par la présence d’organes
sensoriels non visuels bien développés : les barbillons qui servent essentiellement à
détecter la nourriture, La tête aplatie dorso-ventralement en forme de pelle est utilisée dans
le ramassage de la nourriture du fond (Bruton, 1996 ; Baras et Lalèyè, 2003).
En général, la forme du corps chez les poissons-chats est sub-cylindrique et aplatie dorsoŔ
ventralement (Aratia et al., 2003 ; Paugy et al., 2004). Leur corps est nu et l’absence
d’écailles facilite ainsi la sinuosité du corps (Bruton, 1996). La peau dure et couverte de
mucus (Le Berre,1989) est utilisée dans la respiration cutanée pour suppléer la respiration
aquatique chez plusieurs espèces, cette peau est pigmentée de noir sur la partie dorsale et
latérale du corps. Lorsqu’il est exposé à la lumière, il devient plus clair ou tacheté. Lors du
stress, il montre un patron de coloration en forme de mosaïque de taches foncées et claires
(Lacroix, 2004). Les yeux sont généralement petits. Le maxillaire est réduit et la bouche
non protractile (Vandewalle, 2002) est dépourvue de dents en forme d’incisive (Bruton,
1996). Les dents sont souvent petites et portées par des bandes prémaxillaires,
vomériennes, pharyngiennes ou mandibulaires. Elles aident plus à garder la proie dans la
bouche que de la lacérer.
Chez le poisson-chat africain, les nageoires impaires sont la dorsale unique, la caudale
et l’anale tandis que les nageoires paires comprennent les pectorales et les ventrale. La
nageoire dorsale compte 61 a 75 rayons et la nageoire anale entre 45 et 60 (Moreau,
1988). Les nageoires pectorales sont armées d’épines fortement développées, ayant une
fonction de locomotion et de protection (Teugels, 1996 ; Lacroix, 2004).
Les os crâniens sont entièrement soudés. L’intérêt sélectif de la boîte crânienne n’est pas
bien connu, mais elle peut être en relation avec le mode ancestral d’alimentation par pelle
ou de protection contre les prédateurs aériens en eau peu profonde.
La morphologie du cleithrum "un os pair, situé devant les nageoires pectorales, disposé
verticalement et qui rejoint le crâne" apparaît comme un caractère utile pour distinguer les
espèces de poisson-chat étroitement liées, Clarias anguillaris et C. gariepinus. Ailleurs, la
différence semble moins nette, bien que la présence d'un cleithrum pointu soit typique de
C. gariepinus (Benech et al., 1993).
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