Chapitre I
Contexte général des sites
22
4. Occupation des sols
4.1. Changement de la nature des sols
Un sol est qualifié d’artificiel lorsqu’il perd les qualités qui sont celles d’un sol naturel
(friche, prairie naturelle, zone humide etc.), forestier ou agricole, qu’elle soit bâtie ou non
et qu’elle soit revêtue ou non. Les sols artificialisés incluent les sols bâtis à usage d’habitation
(immeubles, maisons) ou à usage commercial (bureaux, usines, etc.), les sols revêtus
ou stabilisés (routes, voies ferrées, aires de stationnement, ronds-points, etc.), et d’autres
espaces non construits mais fortement modelés par l’activité humaine (chantiers, carrières,
mines, décharges, etc.). Cette catégorie inclut également des espaces « verts » artificialisés
(parcs et jardins urbains, équipements sportifs et de loisirs, etc.) (Tabet, 2008).
4.2. Risques de ce changement
Les revêtements urbains, favorisant le ruissellement des eaux, posent des problèmes d’érosion
des sols et gênent le rechargement des nappes phréatiques. De plus, les constructions en zone
inondables ralentissent la propagation de l’onde de crue et augmentent le niveau de la ligne
d’eau. Cela provoque une aggravation des épisodes de crues, notamment crues cévenoles,
et augmente les dégâts matériels et humains. L’artificialisation des sols appauvrit également
la biodiversité végétale et animale, qu’elle soit ordinaire ou remarquable, directement par
la disparition des espèces animales et végétales concernées, ou indirectement, par
le morcellement de leurs habitats. Lorsqu’elle a lieu sur des terrains agricoles, elle réduit
la capacité de production agricole. Le phénomène d’artificialisation n’est pas directement
réversible et le retour à l’état naturel des sols artificialisés implique un coût de remise en état
(Clarke et Gaydos, 1998).
Contexte général des sites
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4. Occupation des sols
4.1. Changement de la nature des sols
Un sol est qualifié d’artificiel lorsqu’il perd les qualités qui sont celles d’un sol naturel
(friche, prairie naturelle, zone humide etc.), forestier ou agricole, qu’elle soit bâtie ou non
et qu’elle soit revêtue ou non. Les sols artificialisés incluent les sols bâtis à usage d’habitation
(immeubles, maisons) ou à usage commercial (bureaux, usines, etc.), les sols revêtus
ou stabilisés (routes, voies ferrées, aires de stationnement, ronds-points, etc.), et d’autres
espaces non construits mais fortement modelés par l’activité humaine (chantiers, carrières,
mines, décharges, etc.). Cette catégorie inclut également des espaces « verts » artificialisés
(parcs et jardins urbains, équipements sportifs et de loisirs, etc.) (Tabet, 2008).
4.2. Risques de ce changement
Les revêtements urbains, favorisant le ruissellement des eaux, posent des problèmes d’érosion
des sols et gênent le rechargement des nappes phréatiques. De plus, les constructions en zone
inondables ralentissent la propagation de l’onde de crue et augmentent le niveau de la ligne
d’eau. Cela provoque une aggravation des épisodes de crues, notamment crues cévenoles,
et augmente les dégâts matériels et humains. L’artificialisation des sols appauvrit également
la biodiversité végétale et animale, qu’elle soit ordinaire ou remarquable, directement par
la disparition des espèces animales et végétales concernées, ou indirectement, par
le morcellement de leurs habitats. Lorsqu’elle a lieu sur des terrains agricoles, elle réduit
la capacité de production agricole. Le phénomène d’artificialisation n’est pas directement
réversible et le retour à l’état naturel des sols artificialisés implique un coût de remise en état
(Clarke et Gaydos, 1998).
