Chapitre I
Contexte général des sites
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et des dysfonctionnements (Vilmin, 2008). L’organisation du littoral a largement été
perturbée en raison des aménagements effectués, et qui ont affaibli, voire brisé l’équation
de l’écosystème. Il en résulte une grande réflexion sur les enjeux liés à l’environnement
littoral (Kacemi, 2009).
Les zones littorales, particulièrement méditerranéennes, représentent à la fois un terrain
essentiel d’activité humaine et économique, mais aussi un potentiel vital de ressources
naturelles, renouvelables ou non.
Le littoral méditerranéen, notamment en Algérie, est soumis à des pressions : enjeux
financiers, risques climatiques, pollutions et préservation de l’eau (Robert, 2007).
Depuis la fin des années 90, le littoral Algérien connait des transformations profondes
et brutales. Si toutes ne sont pas apparentes, un phénomène au moins est directement perçu
par les populations qui y résident: celui de sa dégradation. Que faire face à cette
transformation brutale de nos paysages et de notre patrimoine? C’est toute l’identité de cet
espace unique qui est en train de disparaître au profit d’une occupation déstructurée et
irréversible. Dans le monde et dans les villes méditerranéennes, les communes littorales et des
arrière-pays présentent un taux d'urbanisation et de périurbanisation généralement beaucoup
plus élevé que la moyenne(Kacemi, 2008).
L’Algérie est bordée au Nord par la mer Méditerranée. Son littoral s’étend d’Est en Ouest sur
un linéaire côtier de 1622,48 km. Ce dernier a été longtemps l’axe majeur de l’urbanisation
puisque les villes littorales et sublittorales regroupaient en 2010 plus de 53% de la population
contre 19,3% en 1954 (Kacemi, 2009). Cette concentration de la population, dans les grandes
métropoles algériennes et dans celles du littoral, est une des conséquences directes
de l’implantation de zones industrielles dans ce secteur. La sectorisation
de l’industrialisation, le déséquilibre du développement entre villes et campagne durant
la décennie 1970-1980 et l’insécurité de la dernière décennie ont accentué la migration vers
les grandes villes. En Algérie, environ les deux tiers de la population algérienne
sont concentrés sur le littoral qui représente 4% du territoire seulement. Outre la forte
concentration de la population permanente, le littoral algérien constitue la destination
privilégiée d’une population supplémentaire d’estivants. Cette forte concentration
démographique a entraîné une urbanisation démesurée. Le taux d’urbanisation est passé
de 26% en 1962 à 61,4% en 2010 (Kacemi, 2009).
Le littoral en Algérie est, par ailleurs, caractérisé par une concentration des activités
industrielles. Ainsi, pas moins de 5 568 unités industrielles y sont implantées, soit 53 %
du parc national. (Kacemi, 2009).Le littoral algérien a largement été perturbé en raison
des aménagements effectués (Pôles industriels côtiers d’Arzew et de Skikda, extension
des grandes agglomérations littorales (Alger, Oran et Annaba), émergence de nouveau pôles
côtiers (Béjaia, Mostaganem).
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