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4.6 Discussion
La principale problématique révélée par les entrevues réalisées est inhérente aux acteurs. Une
cartographie de ces derniers ainsi qu’une évaluation de leurs poids et de leur rôle dans le
territoire et dans le projet d'AMP était donc indispensable pour cerner leurs contributions
spécifiques. La méthode MACTOR (Méthode ACTeurs, Objectifs, Rapports de force) a été
choisie pour décrypter cette cartographie. Elle a permis d’analyser les acteurs, leurs relations,
les rapports de force et les synergies entre eux ainsi que les convergences et les divergences
avec pour objectif d'identifier les acteurs clés de l'évolution du système et de sa durabilité. La
création de l’AMP, la sensibilisation et la participation étant classés comme les objectifs les
plus mobilisateurs. En revanche, les objectifs qui mobilisent le moins les acteurs sont l’appui
de la gestion sur les connaissances scientifiques et la durabilité des financements qui constituent
les défis actuels des AMP dans la rive nord de la méditerranée où le processus est mature. Ces
résultats témoignent une meilleure prise de conscience par les acteurs des enjeux relatifs à la
protection que ceux rapportant au financement de l’AMP et à la prise de décision, à la base des
connaissances scientifiques.
D’autre part, l’analyse a fait ressortir les médias et les experts scientifiques comme acteurs
dominants en raison de leur mission d’information et aux connaissances qu’ils peuvent fournir
à l’ensemble des acteurs. Les acteurs dominés sont pour leur part, la conservation des forêts,
les directions de la Wilaya, la commune, le CNL, les pêcheurs, les opérateurs touristiques ainsi
que les citoyens et les touristes. Cette dominance des acteurs, notamment des services de l’état
chargés de la protection et de la préservation de l’environnement et dont le statut permet d’avoir
un rôle d’influenceur sur les autres acteurs est expliquée par leur dépendance des autres usagers
et de l’impact que ces derniers peuvent avoir sur leurs projets et mission. De là, il a été constaté
que le poids théorique attribué à ces acteurs par la loi diffère du poids effectif sur le terrain.
La Wilaya, le PNG, les associations de protection de l’environnement et les industriels sont
considérés comme des « acteurs relais ». Ils sont en même temps très influents et influencés par
les autres acteurs. En plus de la méthode MACTOR, le poids de chaque acteur dans le processus
de gestion du PNG et particulièrement dans le projet de la future AMP a été déterminé en se
basant sur plusieurs paramètres. L'évaluation de chaque paramètre s’est appuyée sur les
dispositions prévues par la législation et la situation réelle du terrain observée lors des visites
et rencontres avec les différents acteurs. Les acteurs ayant obtenu les scores les plus élevés sont
la Conservation des forêts, les gestionnaires du PNG, les autorités locales (la Wilaya et la
commune) et les associations de protection de l'environnement. Les différences constatées entre
l’estimation du poids des acteurs par rapport au projet de l’AMP et l’analyse de leurs relations
par la méthode MACTOR confirment la très forte dépendance de l’influence d’un acteur des
autres acteurs du système et qu’elle est indissociable de ce dernier.
À l’implication des acteurs jugée insuffisante, s’ajoutent les importants conflits existants, le
manque de concertation entre les diverses administrations de la Wilaya et la non-implication
des collectivités locales. Ces éléments continueront d’entraver le bon déroulement du processus
de bonne gestion et de préservation du Parc ainsi que celle de l’aire marine protégée à l’avenir.
Des actions visant à renforcer la gestion du PNG et de combler les insuffisances ont également
été proposées par les différents acteurs interviewés. Concernant le projet de création de la future
4.6 Discussion
La principale problématique révélée par les entrevues réalisées est inhérente aux acteurs. Une
cartographie de ces derniers ainsi qu’une évaluation de leurs poids et de leur rôle dans le
territoire et dans le projet d'AMP était donc indispensable pour cerner leurs contributions
spécifiques. La méthode MACTOR (Méthode ACTeurs, Objectifs, Rapports de force) a été
choisie pour décrypter cette cartographie. Elle a permis d’analyser les acteurs, leurs relations,
les rapports de force et les synergies entre eux ainsi que les convergences et les divergences
avec pour objectif d'identifier les acteurs clés de l'évolution du système et de sa durabilité. La
création de l’AMP, la sensibilisation et la participation étant classés comme les objectifs les
plus mobilisateurs. En revanche, les objectifs qui mobilisent le moins les acteurs sont l’appui
de la gestion sur les connaissances scientifiques et la durabilité des financements qui constituent
les défis actuels des AMP dans la rive nord de la méditerranée où le processus est mature. Ces
résultats témoignent une meilleure prise de conscience par les acteurs des enjeux relatifs à la
protection que ceux rapportant au financement de l’AMP et à la prise de décision, à la base des
connaissances scientifiques.
D’autre part, l’analyse a fait ressortir les médias et les experts scientifiques comme acteurs
dominants en raison de leur mission d’information et aux connaissances qu’ils peuvent fournir
à l’ensemble des acteurs. Les acteurs dominés sont pour leur part, la conservation des forêts,
les directions de la Wilaya, la commune, le CNL, les pêcheurs, les opérateurs touristiques ainsi
que les citoyens et les touristes. Cette dominance des acteurs, notamment des services de l’état
chargés de la protection et de la préservation de l’environnement et dont le statut permet d’avoir
un rôle d’influenceur sur les autres acteurs est expliquée par leur dépendance des autres usagers
et de l’impact que ces derniers peuvent avoir sur leurs projets et mission. De là, il a été constaté
que le poids théorique attribué à ces acteurs par la loi diffère du poids effectif sur le terrain.
La Wilaya, le PNG, les associations de protection de l’environnement et les industriels sont
considérés comme des « acteurs relais ». Ils sont en même temps très influents et influencés par
les autres acteurs. En plus de la méthode MACTOR, le poids de chaque acteur dans le processus
de gestion du PNG et particulièrement dans le projet de la future AMP a été déterminé en se
basant sur plusieurs paramètres. L'évaluation de chaque paramètre s’est appuyée sur les
dispositions prévues par la législation et la situation réelle du terrain observée lors des visites
et rencontres avec les différents acteurs. Les acteurs ayant obtenu les scores les plus élevés sont
la Conservation des forêts, les gestionnaires du PNG, les autorités locales (la Wilaya et la
commune) et les associations de protection de l'environnement. Les différences constatées entre
l’estimation du poids des acteurs par rapport au projet de l’AMP et l’analyse de leurs relations
par la méthode MACTOR confirment la très forte dépendance de l’influence d’un acteur des
autres acteurs du système et qu’elle est indissociable de ce dernier.
À l’implication des acteurs jugée insuffisante, s’ajoutent les importants conflits existants, le
manque de concertation entre les diverses administrations de la Wilaya et la non-implication
des collectivités locales. Ces éléments continueront d’entraver le bon déroulement du processus
de bonne gestion et de préservation du Parc ainsi que celle de l’aire marine protégée à l’avenir.
Des actions visant à renforcer la gestion du PNG et de combler les insuffisances ont également
été proposées par les différents acteurs interviewés. Concernant le projet de création de la future
