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3.6 Une aire marine en cours de protection
L’aire marine du Parc d’une superficie de 7 842 hectares est située à l’Ouest du golfe de Bejaïa.
Largement ouverte sur le large, elle s’étend sur 12 km de direction Ouest Nord-Ouest à Est SudEst entre l’île des Pisans et le Cap Bouak qui sont considérés comme les limites Ouest et Est du
PNG. La limite Nord est l’isobathe -100 mètres coïncidant avec la rupture de pente du plateau
continental et abritant les principaux écosystèmes remarquables et composantes patrimoniales
(ISMAL, 2003 ; CENEAP, 2013).
La zone marine du PNG n’a fait l’objet d’aucune protection légale jusqu’à présent malgré le
caractère remarquable de sa biodiversité remarquable dont elle recèle. Cependant, selon les
dispositions de la loi n°02-02 relative à la protection et à la valorisation du littoral et plus
précisément l’article 7, le littoral du PNG englobe : l’île des Pisans, le plateau continental (dont
la rupture de pente est à -100 mètres de profondeur), une bande de terre d’une largeur minimale
de 800 mètres longeant la mer et incluant les versants de collines et montagnes visibles de la
mer, l’intégralité des massifs forestiers, les terres à vocation agricole, les sites présentant un
caractère paysager, culturel ou historique. En ce sens, et comme prévu dans l’article 8 de la
même loi, la zone marine du PNG telle que présentée ci-dessus fait l'objet de mesures générales
de protection et de valorisation.
Le projet d’extension du Parc vers la partie marine a été initié au début des années 2000 dans
l’objectif de créer les conditions d’une conservation plus efficace des écosystèmes et des
ressources que comporte la zone marine. Cette initiative des gestionnaires s’appuie en partie
sur des études et des travaux de recherches scientifiques menés au cours de la dernière décennie,
notamment l’étude de classement menée par l’École Nationale Supérieure des Sciences de la
Mer et d’Aménagement du Littoral en 2003 (ISMAL, 2003) et l’étude d’actualisation du zonage
(CENEAP, 2013). Ces travaux ont confirmé la présence de plusieurs espèces endémiques, rares
et menacées ainsi que l’existence de paysages remarquables d’importance internationale qui
rendent indispensables la protection et la préservation de ce site. La zone marine compte 8
habitats remarquables d’importance méditerranéenne (CENEAP, 2013) et 9 espèces marines
menacées au niveau international (ISMAL,2003) dont 8 sont présentes sur les listes rouges de
l’UICN.
Ce patrimoine exceptionnel que recèle l’aire marine du PNG est soumis à des facteurs de
pressions qui constituent des menaces sur sa biodiversité exceptionnelle. Notamment par sa
proximité ainsi que celle du Parc de la ville de Bejaïa, avec une population en constant essor
ayant dépassé les plus de 187 000 habitants en 2015 (DPSB, 2015) ; ensuite sa proximité du
complexe portuaire (1
er port du pays en termes de trafic de marchandises) et enfin l’intensité du
tourisme estival avec un nombre de visiteurs dépassant chaque année les 3 millions et dont plus
du tiers visitent le Parc. L’ensemble de ces facteurs exerce des menaces considérables risquant
de provoquer à terme des dégâts irréversibles sur ces écosystèmes et biotopes rares si des
mesures ne sont pas prises pour une protection réelle de cette aire marine. Cette dernière est
également hautement convoitée par divers secteurs : tourisme, pêche et industrie. La
multiplicité des usagers, la divergence de leurs intérêts, mais surtout le manque de prise de
conscience des institutions locales et de la population quant à la protection et la préservation de
3.6 Une aire marine en cours de protection
L’aire marine du Parc d’une superficie de 7 842 hectares est située à l’Ouest du golfe de Bejaïa.
Largement ouverte sur le large, elle s’étend sur 12 km de direction Ouest Nord-Ouest à Est SudEst entre l’île des Pisans et le Cap Bouak qui sont considérés comme les limites Ouest et Est du
PNG. La limite Nord est l’isobathe -100 mètres coïncidant avec la rupture de pente du plateau
continental et abritant les principaux écosystèmes remarquables et composantes patrimoniales
(ISMAL, 2003 ; CENEAP, 2013).
La zone marine du PNG n’a fait l’objet d’aucune protection légale jusqu’à présent malgré le
caractère remarquable de sa biodiversité remarquable dont elle recèle. Cependant, selon les
dispositions de la loi n°02-02 relative à la protection et à la valorisation du littoral et plus
précisément l’article 7, le littoral du PNG englobe : l’île des Pisans, le plateau continental (dont
la rupture de pente est à -100 mètres de profondeur), une bande de terre d’une largeur minimale
de 800 mètres longeant la mer et incluant les versants de collines et montagnes visibles de la
mer, l’intégralité des massifs forestiers, les terres à vocation agricole, les sites présentant un
caractère paysager, culturel ou historique. En ce sens, et comme prévu dans l’article 8 de la
même loi, la zone marine du PNG telle que présentée ci-dessus fait l'objet de mesures générales
de protection et de valorisation.
Le projet d’extension du Parc vers la partie marine a été initié au début des années 2000 dans
l’objectif de créer les conditions d’une conservation plus efficace des écosystèmes et des
ressources que comporte la zone marine. Cette initiative des gestionnaires s’appuie en partie
sur des études et des travaux de recherches scientifiques menés au cours de la dernière décennie,
notamment l’étude de classement menée par l’École Nationale Supérieure des Sciences de la
Mer et d’Aménagement du Littoral en 2003 (ISMAL, 2003) et l’étude d’actualisation du zonage
(CENEAP, 2013). Ces travaux ont confirmé la présence de plusieurs espèces endémiques, rares
et menacées ainsi que l’existence de paysages remarquables d’importance internationale qui
rendent indispensables la protection et la préservation de ce site. La zone marine compte 8
habitats remarquables d’importance méditerranéenne (CENEAP, 2013) et 9 espèces marines
menacées au niveau international (ISMAL,2003) dont 8 sont présentes sur les listes rouges de
l’UICN.
Ce patrimoine exceptionnel que recèle l’aire marine du PNG est soumis à des facteurs de
pressions qui constituent des menaces sur sa biodiversité exceptionnelle. Notamment par sa
proximité ainsi que celle du Parc de la ville de Bejaïa, avec une population en constant essor
ayant dépassé les plus de 187 000 habitants en 2015 (DPSB, 2015) ; ensuite sa proximité du
complexe portuaire (1
er port du pays en termes de trafic de marchandises) et enfin l’intensité du
tourisme estival avec un nombre de visiteurs dépassant chaque année les 3 millions et dont plus
du tiers visitent le Parc. L’ensemble de ces facteurs exerce des menaces considérables risquant
de provoquer à terme des dégâts irréversibles sur ces écosystèmes et biotopes rares si des
mesures ne sont pas prises pour une protection réelle de cette aire marine. Cette dernière est
également hautement convoitée par divers secteurs : tourisme, pêche et industrie. La
multiplicité des usagers, la divergence de leurs intérêts, mais surtout le manque de prise de
conscience des institutions locales et de la population quant à la protection et la préservation de
