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requises afin de mettre à jour le nombre et l’état de conservation de ces peuplements et paysages
ainsi que pour pallier le manque de données sur la zone.
 Espèce marines invasives
Le suivi du nombre d’espèces marines invasives signalées dans la Wilaya de Bejaïa est
primordial pour prévenir et lutter contre l’introduction de nouvelles espèces exotiques qui
rentreront en concurrence et menaceront les espèces indigènes dont beaucoup sont endémiques,
rares et menacées. La présence du complexe portuaire de Bejaïa et son emplacement à proximité
immédiate de la zone marine du PNG rend essentielle la surveillance et l’étude de ces espèces.
Les dernières informations disponibles sur ces espèces concernent les poissons lapin et lièvre
signalés par le CNL en 2014.
 Population côtière
La littoralisation du développement à Bejaïa et la forte urbanisation de la zone côtière ont été
accompagnées par une importante croissance de la population dans cette zone. Cette situation
implique une augmentation du besoin en espace et en ressources naturelles qui va générer une
surexploitation et une pollution importantes provoquant l’accélération de la dégradation du
milieu et la perte des écosystèmes. Le présent indicateur a pris en compte les populations de la
commune de Bejaïa et celle mitoyennes de Toudja et Beni Ksila en raison de l’impact qu’elles
auront sur le Parc et particulièrement l’AMP, en termes de fréquentation et de pollution. Les
données collectées démontrent une grande disparité entre la population côtière de la commune
de Bejaïa avoisinant les 20 % de la population totale de la Wilaya et celle des Toudja et Beni
ksila (1.07 et 0.48 % respectivement). Le cinquième de la population totale de la Wilaya est
concentré dans la commune de Bejaïa qui ne représente que 3,72 % de la superficie totale du
territoire de la Wilaya. Cette forte pression sur un territoire aussi restreint constitue une menace
sur la durabilité de la zone et la protection du patrimoine naturel du Parc situé entièrement dans
la commune de Bejaïa.
 Production halieutique
Le suivi des quantités de produits halieutiques capturés est primordial pour l’exploitation et la
gestion durables des stocks. L’indicateur fournit des informations sur l’exploitation et l’état des
stocks halieutiques ainsi que la pression de l’activité sur la zone. Il permettra également de
définir indirectement l’impact des activités humaines sur les espèces halieutiques. Les
statistiques fournies par la direction de la pêche de la Wilaya ont démontré que la production
totale annuelle a varié entre 2000 et 3000 tonnes entre 1999 et 2015. La production maximale
est estimée à 4809 tonnes en 2006 et la production minimale à 1837 tonnes en 2014.
N’ayant pas suffisamment d’éléments pour calculer le Rendement Maximal Durable (MSY), le
seuil d’exploitation retenu pour cette analyse est d’environ 1/3 du stock. Sachant que le stock
halieutique exploitable de la frange côtière est estimé à 10 000 tonnes/ an, 71% du stock
d’exploitation (1/3 du stock) a été capturé en 2015 et plus du tiers en 2012. En revanche, les
pêcheurs constatent sur le terrain des diminutions des prises d’année en année. Cette diminution
peut être expliquée par l’augmentation de l’effort de pêche, le non-respect de la réglementation
en vigueur concernant les techniques utilisées, les périodes de pêche et la taille des espèces
prélevées. Il important de noter que la côte Est de Bejaïa a été surexploitée et que l’effort de
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La gestion intégrée des parcs naturels côtiers - 164/243

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