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 Ordre du jour et déroulement des réunions
D’autre part, les ordres du jour des réunions proposées par le bureau limitent davantage la
participation des acteurs et la force de proposition. L’ordre du jour devait être mis en œuvre et
validé par de l’ensemble des membres du Conseil avant d’être retenu, selon les acteurs
consultés. Les ordres du jour sont également considérés assez chargés, ce qui rend difficile
parfois d’approfondir des points importants en raison du manque de temps.
Concernant le déroulement des réunions du Conseil de gestion, ces dernières ont été estimées
très formelles par certains acteurs. La prise de parole est cependant libre et de plus en plus aisée
au fil des années mais le temps de parole est par contre très limité. Certains ont même considéré
que les pêcheurs et les associations monopolisent la parole. Les associations de loisir
interviennent moins souvent en raison des sujets qui sont souvent en dehors du champ de leurs
préoccupations. Certains acteurs consultés ont estimé que les élus étaient très discrets dans les
réunions et intervenaient relativement peu, mise à part le Président. Le rôle de ce dernier et sa
personnalité jouent beaucoup. C’est lui qui orchestre les réunions du Conseil et il était important
qu’il soit à l’écoute. Le fonctionnement du binôme Président-Directeur a été considéré
fondamental et il a bien fonctionné jusqu’à présent car l’un comme l’autre savaient ce qu’ils
voulaient dans le respect des prérogatives de chacun.
La prise des décisions est faite par vote, l’ensemble des acteurs interviennent normalement et
s’intéressent quand le sujet les concerne. Les acteurs interviewés jugent que leurs avis ont été
pris en compte dans plusieurs sujets aussi variés que la charte, les jet ski, le suivi…
Les membres du Conseil s’impliquent et défendent leurs convictions et enjeux même s’il y a
des concessions à faire et que les décisions se prennent au détriment de l’aspect
environnemental parfois quand il faut trancher. Une dynamique collective est relativement bien
installée laissant une liberté d’expression totale aux membres. Par ailleurs, la méthodologie
assez rigoureuse dans la préparation des séances, le respect des ordres du jour, l’exhaustivité
des comptes rendus et la publication du communiqué de presse dans les 48h suivant la réunion
a fait ses preuves.
Les discussions lors des réunions ne portent pas toujours sur les problèmes de fond et certaines
questions fondamentales telles que la pêche, les îles, le tourisme et d’autres sujets sensibles en
Iroise ne sont pas abordés selon certains acteurs qui ont par ailleurs considéré que la maturité
du Conseil n’était pas encore atteinte. Les sujets et enjeux urgents n’ont toutefois jamais été
négligés. Cette situation est peut-être due, d’après eux, à la vive opposition qu’a suscitée le Parc
au départ et qui a mené à une dynamique visant à satisfaire les acteurs et à éviter les sujets qui
fâchent et pouvant créer d’autres conflits. Le volume de temps consacré aux aspects relatifs à
l’éducation environnementale, aux phares et aux labels lors des réunions a été estimé très
important comparé aux autres aspects. Il a été recommandé de consacrer des réunions du
Conseil pour discuter des problèmes de fond et non les problèmes quotidiens.
d) Représentativité des acteurs dans le Conseil de gestion
La perception de la représentativité des acteurs au sein du Conseil de gestion a varié selon les
personnes questionnées comme présenté dans le Tableau 20.
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