Premier Chapitre: Données bibliographiques
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1.2.2. Bioindicateurs écologiques de toxicité
L’utilisation de bioindicateurs écologiques de toxicité repose sur le principe de sélection des
organismes aquatiques résistants aux pollutions au détriment des organismes sensibles. En
effet, à l’échelle d’un peuplement, les individus ou les espèces les plus faibles vont disparaître
sous la pression du polluant (mort ou fuite), laissant la possibilité aux espèces résistantes de se
développer davantage. Ce phénomène entraîne l’établissement de peuplements dont la
structure reflète la qualité de l’eau, notamment au travers de l’analyse des présences/absences
(BOUCHESEICHE et al., 2002).
Afin de refléter l’intensité des expositions, intégrer les différents paramètres de
l’environnement, et pouvoir déterminer les effets d’une exposition de faible intensité mais
pendant une longue période, les organismes sentinelles prélevés dans un milieu doivent être
représentatifs de ce milieu et remplir plusieurs conditions. Toutefois, dans certains cas, des
individus peuvent aussi être transplantés et maintenus sur le site dans des enclos
(biosurveillance active) afin de suivre l’évolution d’une contamination ou d’une
décontamination, et leurs impacts sur les individus, en limitant les effets des facteurs
biotiques (AMIARD et al., 2008).
Les bioindicateurs peuvent être utilisés dans des programmes de surveillance des milieux
aquatiques pour (PEREZ et al., 2000) :
- émettre des signaux précoces de problèmes environnementaux ;
- identifier les relations de cause à effet entre les facteurs d’altération et les effets biologiques
;
- évaluer l’état de stress global de l’environnement à travers différentes réponses
d’organismes indicateurs ;
- évaluer l’efficacité de mesures réparatrices sur la santé des systèmes biologiques.
1.2.2.1. Critères de sélection des espèces sentinelles
Les espèces sentinelles ont été recherchées dans tous les milieux. De nombreux auteurs
(RAND, 1985 ; RIVIERE, 1993, WHITE, 2004) ont dressé des listes des caractéristiques à
privilégier chez ces espèces, mais des différences peuvent être rencontrées, en particulier en
fonction du sens accordé à la notion de sentinelles et du type d’exposition (en laboratoire ou
en nature). Les caractéristiques les plus couramment citées sont discutées ci- dessous
(AMIARD et al., 2008) :
Leur sédentarité sur la zone d’étude afin que l’état des individus puisse être directement
corrélé avec le niveau de pollution du site. Des animaux se déplaçant sur de grandes distances
ou ne visitant les sites étudiés qu’occasionnellement ne peuvent en effet être le reflet du
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Mise au point d\'une technique de dosage de l\'activité des enzymes du stress oxydatif chez la moule Perna Perna (Linnaeus 1758 . - 17/78

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