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mis l’accent sur les phénomènes de moyenne échelle dans le bassin algérien qui induisent une
importante variabilité sur la circulation de l’ensemble des masses d’eaux ; la partie centrale du
bassin algérien est considérée comme l’un des lieux les plus énergétiques de toute la Méditerranée
(à moyenne échelle).
Une fois le détroit de Gibraltar franchi, les eaux atlantiques de surface se mélangent aux eaux
superficielles. Lors de leur progression vers l’Est, les eaux atlantiques vont être modifiées sous
l’effet conjugué de leur mélange avec les eaux méditerranéennes et des facteurs climatologiques et
météorologiques. Elles vont former l’eau atlantique modifiée (MAW). Dans la mer d’Alboran,
l’eau atlantique modifiée (MAW) s’écoule selon un schéma de circulation anticyclonique
permanent à l’Ouest, alors qu’à l’Est, elle suit un circuit plus variable qui est anticyclonique la
majeure partie du temps.
Une veine de ce tourbillon anticyclonique rejoint la côte algérienne près de 0°E (près d’Oran) et
prend le nom de courant algérien (Millot, 1985). Ce courant est relativement étroit (30-50 km de
largeur) et profond, mais devient plus ample lors de sa progression vers l’Est (Benzohra et Millot,
1995). Il longe la côte et devient instable à partir de 1-2°E. Les turbulences engendrent des
tourbillons côtiers (50-100 km de diamètre) cycloniques et anticycloniques.
Figure 3- Circulation de la MAW et de la MIW (Millot, 1999)
Les tourbillons cycloniques deviennent superficiels et tendent à disparaître au fur et à mesure
qu’ils se dirigent vers l’Est (fig. 3). Quant aux tourbillons anticycloniques nommés tourbillons
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Les Sélaciens de la côte algérienne, biosystématique des requins et les raies - 43/390

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