CHAPITRE III
Contrôle et traitement
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En aquaculture, une gestion sanitaire efficace est en majeure partie assurée par la
prévention des maladies plutôt que par les traitements curatifs (Francis-Floyd, 2005). La
prévention des maladies consiste d’abord à maintenir la santé des poissons en harmonisant les
composants de l’environnement avec les besoins nécessaires à leurs différents états
physiologiques. Il faut également s’attacher à interrompre la transmission des maladies en
évitant toute implantation des bioagresseurs dans une ferme, ou en évitant que les
bioagresseurs déjà implantés n’aillent contaminer un milieu indemne. D’un point de vue
médical, la vaccination et les traitements préventifs limitent de manière considérable les
épizooties. En cas de mortalités ou de maladie déclarée, c’est à partir du diagnostic établi que
l’on choisira une réponse thérapeutique adaptée. Plus cette réponse sera précoce, meilleurs
seront les résultats (Kinkelin et al., 1985 ; Lautraite et al., 2004 in Van Cam, 2009 ).
3.1. Diagnostique
Toute approche des maladies animales est indissociable de la démarche diagnostique. Dans
le cadre de la pisciculture, elle est essentiellement utile pour la phase de recherche et
développement, les interventions sur les fermes étant quasiment nulles à l’heure actuelle.
D’une manière schématique, le diagnostic implique deux niveaux d’intervention : le terrain
dans un premier temps et le laboratoire dans un deuxième temps. La place des analyses de
laboratoire en pathologie aquacole est beaucoup plus importante que pour celle des animaux
terrestres, les symptômes observés étant souvent peu spécifiques (Van Cam, 2009).
3.1.1. Diagnostique des monogènes
Les vers, petits et allongés, sont accrochés aux branchies et à la peau, par leur extrémité
postérieure munie de crochets. Le diagnostic des monogènes doit être étudié à partir des
branchies et de la peau, immédiatement après que l'on ait tué le poisson et avant que les
changements postmortem aient entraîne une production excessive d'un mucus copieux,
pouvant dissimuler les vers. Les vers peuvent être examinés au microscope vivants, entre
lame et lamelle ou, après fixation dans une solution à 4 % de formol, inclus dans un gel de
glycérine sous faible pression. Dans le gel de glycérine, les vers deviennent transparents
tandis que leurs organes scléreux deviennent très distincts. La détermination de l’espèce de
monogène se fait en se sur les caractères distinctifs de chaque espèce (Paperna, 1982).
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