Chapitre I :
Généralités
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5.3. L’évolution des gonades.
Chiperfield (1953) est le premier à distingué chez Mytilus edulis différentes étapes
dans le développement de la gonade. Il les a résumées sous forme d'une échelle qui a été
ensuite reprise par de nombreux auteurs, plus ou moins modifiée et appliquée à d'autres
mollusques (Marteil, 1976).
Un stade 0 qui correspond à la phase de repos sexuel, manteau prend un aspect très
homogène et une couleur ivoire ou orangée
Un stade I où le manteau apparaît moins homogène que précédemment ; les follicules
commencent à se développer et dessinent un fin réseau que l'on peut apercevoir ;
Un stade II où les follicules deviennent de plus en plus apparents ; le manteau prend
une teinte propre à chaque sexe ;
Un stade III au cours duquel la maturité sexuelle est atteinte : les gamètes sont prêts à
être émis.
5.3.1. La spermatogenèse
La spermatogenèse se déroule de façon centripète dans les tubules, elle serait
rapide environ 10 jours chez les Mytilidés. Les spermatozoïdes de petite taille possèdent
un long flagelle et un acrosome bien différencié. Leur structure serait homogène chez
les bivalves. Il existe des cellules «accessoires» au niveau de la paroi tubulaire,
intercalées entre des groupes de spermatogonies (Barnabé, 1991).
5.3.2. L'ovogenèse
Les ovogonies entrent en méiose (ovocyte I) qui est bloquée en prophase de la
première mitose (stades pachytène-diplotène) : les chromosomes en «goupillon» sont
alors bien visibles. Le nucléole réapparaît et témoigne d'une intense activité ; une
synthèse importante d'ARN se produit alors que le cytoplasme augmente de volume et
qu'apparaissent de nombreux ribosomes (phase de pré-vitellogenèse) tandis qu'un
important ergastoplasme s'organise (Barnabé, 1991).
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Contribution à la maîtrise du conditionnement des géniteurs de la moule Mytilus galloprovincialis (Lamarck, 1819), mollusque bivalve à potentialité mytilicole. - 22/65

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