CHAPITRE 1 : Présentation de la zone d’étude
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Au contact des irrégularités du fond, les houles donnent lieu à des rouleaux qui provoquent la
mise en suspension des particules favorisent leur déplacement. Le sens et l’intensité de ce
courant sont fonction de l’amplitude, de l’incidence de la houle par rapport à la côte, de la
topographie de la plage sous-marine et de la granulométrie des sédiments (Millot, 1989).
Dans le cas général de houles de petites et moyennes amplitudes, les courants ne sont notables
que dans les zones de déferlement et n’affectent donc que le triage des sables et des graviers de
la frange littorale "fond -10 m". Ils assurent le transport latéral par dérive littorale et la
dispersion. Par contre les houles de fortes amplitudes pourraient agir jusqu’à des fonds de "-40
m à– 60 m"
II.3. Les courants
La mer Méditerranée est connue par son excès d’évaporation par rapport aux apports fluviaux
et aux précipitations, ceci est responsable d’une baisse de niveau de la mer estimée à 1m/an, ce
déficit est compensé par un flux entrant (de 31600 Km3/an) d’eau atlantique, par le détroit de
Gibraltar. Ces eaux de salinité (S < 36,5 PSU), au fur et à mesure de leur progression vers l’est,
elles se « méditerranise » le long des côtes algériennes, d’où l’appellation du courant algérien.
Les côtes algériennes sont plus ou moins influencées par ce courant, qui agit sur la distribution
des facteurs physico-chimiques, nutritifs, biologiques voire sur la dispersion des polluants. La
vitesse du courant général des eaux atlantiques de Gibraltar vers l’est reste généralement dans
un ordre de grandeur de 0,5 à 1 m/s, au large des côtes algériennes. Ce courant général crée
dans la plupart des baies un contre courant littoral vers l’ouest (LEM, 1998; Benzohra, 1993)
Le courant de retour : correspond à une zone de flot de retour à partir du courant existant au
lieu de déferlement de la houle. Ces courants possèdent une vitesse qui dépend de l’énergie de
la houle et de la pente de la plage. Ces courants sont responsables de la dispersion d’une partie
des sédiments côtiers vers le large (Figure1.7).
Les courants de dérive littorale : Lorsque la houle arrive à la côte avec une incidence oblique
celle-ci donne naissance à un courant de dérive littorale. La vitesse de ce courant est maximale
pour un angle d’incidence de 45 % à 50%. La dérive littorale prend naissance au niveau de la
zone de déferlement où l’énergie est maximale (Millot, 1987). Cette énergie permet la remise
en suspension et le transit des particules sédimentaires le long de la côte.
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