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1. INTRODUCTION
Simard (1989 ; 1996) indique que le concept de «Récif Artificiel» est apparu pour la première
fois au Japon sous le règne de l’empereur Joo entre 1652 et 1655, sous forme de récifs composé
de tas de pierres ou d’épaves remplies de pierres et qui sont placés sur des fonds sableux à
proximité des villages afin d’étendre ou de créer des zones de pêche exploitables.
Cependant, d’après Riggio et al.(2000), il semble que des récifs aient été utilisés en
Méditerranée il y a près de 3000 ans. En effet, pour la capture de thonidés, les engins de pêche
appelés Thonnaires ou Tonnaria étaient lestés au fond de la mer par pierres qui étaient
abandonnées sur place. Au fur et à mesure et avec le temps, ces pierres s’accumulaient et
formaient des structures reconnues comme moyen d’attraction des poissons. Il est vraisemblable
qu’à cette même époque, les pêcheries artisanales utilisaient cette technique (Simard, (1995).
A partir de 1830, ce concept s’est répandu aux États-Unis où des rondins de cabanes en bois
étaient utilisés au large de la côte de la Caroline du Sud pour attirer les poissons et améliorer la
pêche. De nombreux exemples suivirent à travers le monde (Stone et al.,(1991). Plus
récemment, les récifs artificiels ont été utilisés pour protéger les ressources marines contre les
activités illégales de pêche industrielle (Chalutages) (Jensen et al., (2000).
Depuis, aux USA, au Japon, en Europe et dans le reste du monde, l’utilisation croissante des
récifs artificiels dans les zones côtières a marqué une nette évolution dans la préservation de la
biodiversité et des ressources marines et du développement de leur exploitation durable à travers
la pêche traditionnelle et l’écotourisme.
Toutefois, certains récifs artificiels peuvent engendrer des conséquences néfastes notamment
lorsque des déchets radioactifs ou chimiques sont immergés en haute mer dans des containers ou
lorsque des matériaux recyclés ou inadaptés sont utilisés dans la fabrication de structures de
récifs artificiels immergés à proximité des côtes.
Ces éléments ont impliqué la nécessité d’établir certains principes directeurs et de prévention
concernant leur composition, leur construction, leur déploiement et leur aménagement. La
Convention de Londres (1972) et le Protocole de Londres (1996) ont relevé ces points
d’inquiétudes que sont le recours à l’implantation de récifs artificiels pour légitimer
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Les récifs artificiels - 9/49

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