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est de soutenir et de développer les activités de pêche artisanale aux petits métiers, grâce
à une augmentation attendue de la ressource en poissons à la périphérie de ces zones. Le
deuxième objectif est la protection de la bande des trois milles nautiques du chalutage
illégal.
 l’augmentation de la productivité et de la diversité biologique, en apportant des
abris/habitats adaptés de type rocheux et nécessaires à la sédentarisation de nombreuses
espèces de poissons.
 la similarité ou l’augmentation du rendement des multiples habitats des récifs
anfractueux souvent supérieurs aux zones rocheuses naturelles.
Les échelles temporelle et spatiale de la plupart des recherches menées sur les récifs artificiels
sont trop souvent limitées pour détecter des impacts biologiques sur ces stocks. Au Japon, pays
leader dans l’installation des récifs artificiels, la seule évaluation menée à grande échelle
considère que, malgré un accroissement de l’effort de pêche, le maintien des quantités
débarquées aux cours de dix années est une conséquence positive des récifs artificiels
(Nakamura, (1985).
Cependant, à moindre échelle, elle peut permettre de mieux comprendre le fonctionnement des
récifs artificiels et ainsi mieux fixer les objectifs qui leur sont alloués (Miller, (2002). Une
meilleure connaissance de leur fonctionnement doit permettre (Bohnasck et al., (1991) :
d’améliorer l’architecture et l’emplacement des récifs pour maximiser leurs bénéfices,
de quantifier la magnitude des effets positifs liés à des habitats artificiels,
de tester la pertinence de ces récifs artificiels.
Néanmoins, l’amélioration de l’architecture des récifs a pour but d’augmenter la disponibilité de
l’habitat et la survie des poissons, permettant ainsi d’améliorer la production halieutique. Cette
augmentation de production est l’objet d’un débat très controversé dans la gestion des récifs
artificiels.
En effet, les concentrations élevées de poissons autour des récifs artificiels ont longtemps
alimenté l’idée qu’ils permettaient d’augmenter les capacités biotiques du milieu, et donc
d’accroître la production par rapport à une situation antérieure sans récif artificiel. D’un point de
vue halieutique, ces deux impacts ont des incidences importantes sur la gestion des ressources
exploitée (Bohnasck et al., (1991) ; Miller, (2002).
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Les récifs artificiels - 14/49

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