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3. CONCEPT
Le concept de récif artificiel comme aménagement des fonds côtiers est issu d’une approche
empirique de la mer. C’est une formation rocheuse ou un substrat dur, se développant depuis le
fond de la mer vers la surface, à plus ou moins grande distance de la côte. De forme, de taille et
de complexité variables, les récifs naturels modifient l’environnement hydrologique, en
particulier la circulation de l’eau, parfois sur des distances considérables (Wolanski et
Hammer, (1988). Les récifs naturels les plus riches sont formés de roches d’origine corallienne
(Mc Farland, (1984). Le concept de récif artificiel est également assimilé à une structure
immergée placée délibérément sur le fond pour mimer des caractéristiques des zones naturelles
(Earrn, (1997).
On immerge les récifs dans le but de créer, protéger ou restaurer un écosystème riche et
diversifié. Ces structures, qui imitent les caractéristiques des zones rocheuses naturelles, peuvent
induire chez les animaux des réponses d’attraction, de concentration, de protection et de
production, avec une augmentation de la biomasse, du nombre d’espèces et de la reproduction de
certaines espèces (Earrn, (1997).
Selon Le Guillou (2009), le mimétisme des récifs artificiels, avec les récifs naturels riches en
espèces marines, a favorisé l’émergence de multiples morphologies et substrats pour s’adapter au
mieux aux besoins de l’environnement marin. L’architecture du récif artificiel est conçue pour
une ou des espèces cibles dans un but de préservation ou de commercialisation.
Les matériaux, les formes, les dimensions, l’architecture et la disposition des récifs sur le fond
jouent un rôle important sur l’efficacité et la pérennité de l’aménagement. Le récif artificiel, en
créant une discontinuité physique sur le fond, va entraîner toute une série de modifications
physiques et biologiques du milieu. Le nouveau substrat disponible sera rapidement colonisé par
une multitude d’invertébrés, permettant l’installation de réseaux trophiques complexes, créant un
nouvel écosystème.
Charbonnel en (2002), rapporte que les aménagements en récifs artificiels peuvent concerner à
la fois ;
 les aspects écologiques et la valorisation halieutique.
 un objectif économique et environnemental : le premier objectif est la production : l'idée
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Les récifs artificiels - 13/49

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