Chapitre II
Zone d’étude
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II.1.2. Facteurs hydrodynamiques
 La houle
Etant le facteur le plus important dans la dynamique sédimentaire des petits fonds, sa
direction de propagation est liée à celle du vent et de la profondeur, tant que la profondeur est
plus grande que la longueur d’onde de la houle. Ainsi la houle de la baie d’Alger suit le
régime des vents, qui est un régime saisonnier comme pour le reste de la marge algérienne
(Leclaire, 1972). En hiver, les houles sont de direction W-NW (300°) et, en été, elles sont de
direction N-NE (20°-40). (Benzohra, 1993; Belkessa et al. 2008; LEM, 1998)
Au contact des irrégularités du fond, les houles donnent lieu à des rouleaux qui provoquent la
mise en suspension des particules favorisent leur déplacement. Le sens et l’intensité de ce
courant sont fonction de l’amplitude, de l’incidence de la houle par rapport à la côte, de la
topographie de la plage sous-marine et de la granulométrie des sédiments. (Millot, 1989)
Dans le cas général de houles de petites et moyennes amplitudes, les courants ne sont notables
que dans les zones de déferlement et n’affectent donc que le triage des sables et des graviers
de la frange littorale "fond -10 m". Ils assurent le transport latéral par dérive littorale et la
dispersion. Par contre les houles de fortes amplitudes pourraient agir jusqu’à des fonds de "40 m à– 60 m"
 Les courants
La mer Méditerranée est connue par son excès d’évaporation par rapport aux apports fluviaux
et aux précipitations, ceci est responsable d’une baisse de niveau de la mer estimée à 1m/an,
ce déficit est compensé par un flux entrant (de 31600 Km
3
/an) d’eau atlantique, par le détroit
de Gibraltar. Ces eaux de salinité (S < 36,5 PSU), au fur et à mesure de leur progression vers
l’est, elles se «méditérranisent » le long des côtes algériennes, d’où l’appellation du courant
algérien.
Les côtes algériennes sont plus ou moins influencées par ce courant, qui agit sur la
distribution des facteurs physico-chimiques, nutritifs, biologiques voire sur la dispersion des
polluants. La vitesse du courant général des eaux atlantiques de Gibraltar vers l’est reste
généralement dans un ordre de grandeur de 0,5 à 1 m/s, au large des côtes algériennes. Ce
courant général crée dans la plupart des baies un contre-courant littoral vers l’ouest (LEM,
1998; Benzohra, 1993)
1) Le courant de retour : correspond à une zone de flot de retour à partir du courant
existant au lieu de déferlement de la houle. Ces courants possèdent une vitesse qui
dépend de l’énergie de la houle et de la pente de la plage. Ces courants sont
responsables de la dispersion d’une partie des sédiments côtiers vers le large.
(Figure11)
2) Les courants de dérive littorale : Lorsque la houle arrive à la côte avec une
incidence oblique celle-ci donne naissance à un courant de dérive littorale. La
vitesse de ce courant est maximale pour un angle d’incidence de 45 % à 50%. La
dérive littorale prend naissance au niveau de la zone de déferlement où l’énergie est
maximale (Millot,1987). Cette énergie permet la remise en suspension et le transit
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