Chapitre II
Zone d’étude
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La zone côtière algéroise constitue le réceptacle de plusieurs types de pollution. Ces eaux
usées sont chargées de matières organiques, matières en suspension, détergents et des huiles
lubrifiantes; génèrent des pollutions organiques et chimiques ; cette situation est aggravée par
l’absence de traitement des eaux. (Figure 10). (Houma et al., 2004 (a); LEM,1998).
Parmi les zones urbanisées et /ou industrialisées, nous pouvons citer entre autres :
 Hussein Dey : Zone principalement soumise aux rejets urbains et à l’influence des
activités portuaires.
 El Harrach : Son bassin versant couvre une superficie 970 km
2 , son débit en période
de pluie est de 1000 m
3 /seconde. C'est un bassin difficile d’accès caractérisé par de
fortes dénivelées, une végétation peu dense et une pluviométrie importante. A ces
facteurs d’érosion s’ajoute le caractère torrentiel de l’oued, qui accentue une forte
érosion et un alluvionnement important (LEM, 1998).
Le bilan des écoulements moyens annuels est de 5.4 m
3 /s. Ce dernier reçoit tous les
rejets urbains, industriels et agricoles, qui influent sur la qualité physico-chimique et
microbiologique du milieu marin de la baie d’Alger, ainsi il provoque la rupture de l’équilibre
du milieu naturel.
 Bordj El Kiffan : Située à une dizaine de kilomètre à l’est d’Alger, ce secteur
connaît un développement industriel et urbain qui l’expose à une pollution
assez accentuée selon le sens du courant est ou ouest par l'influence des oueds
El-Harrach et El- Hamiz.
 El Hamiz : se diverse à l’est de la baie près du cap Matifou. La superficie du
bassin versant est de 160 km
2 , son embouchure se situe près du cap Matifou.
La présence du barrage El Hamiz en amont réduit considérablement les
apports solides venant en mer (LEM, 1998); le débit est régulé par un
barrage. L’activité industrielle y est réduite. Il présente une charge polluante
peu importante.
Figure 10 : Principaux rejets d’eaux usées dans la baie d’Alger (LEM 1998).
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