DISCUSSION
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La baie d’Alger par contre, a été beaucoup étudiée par de nombreux
auteurs (Rose, Seguin, Omaly…). Rose (1931) a trouvé un plus grand nombre
d’espèces entre les années 20 et 30 (74 en 1926 et 104 en 1933), ce qui pourrait
s’expliquer par le nombre important de stations et de prélèvement qu’il a
effectué durant de longues années. Omaly (1968) a réalisé 16 prises en été 1965
et n’a trouvé que 24 espèces, c’est peut être dû à la période d’échantillonnage,
comme pour Rose (1931) en baie de Bou-Ismail. Seguin (1973) quand à lui, a
dénombré 79 espèces sur 40prises réalisées de mai 1967 à juin 1969. Ce
nombre élevé d’espèces pourrait placer la baie d’Alger parmi les milieux à
richesse taxonomique élevée (Mazza, 1966).
En comparant bien les résultats obtenus en baie de Bou-Ismail et en baie
d’Alger, on peut constater des similitudes entre les espèces des deux baies.
D’après Rose(1931), les deux régions étant trop proches l’une de l’autre et leurs
conditions maritimes semblables font que leurs faciès pélagique ne peuvent se
différencier.
Nous avons également essayé de comparer les résultats cités ci-dessus
obtenus en zone néritique avec ceux réalisés au large en zone océanique par
Mazza(1962), Seguin & al (1993) et Hafferssas (1996). Seguin et al (1993) ont
trouvé 87 taxons sur 52 pêches verticales réalisées en avril-mai 1991.Hafferssas,
quand à lui, a trouvé 75 taxons sur 32 traits obliques et verticaux effectués dans
la couche superficielles en juin 1990.
On peut constater aussi que toutes les régions étudiées abritent un
peuplement copépodien très diversifié, constitué d’un mélange de peuplement à
plusieurs affinités : eaux néritiques, atlantique, superficielle. D’ailleurs quelques
espèces à affinité atlantique ont été trouvées en baie d’Alger, en baie de BouIsmail, dans le bassin algérien et à l’est. Selon ce critère d’espèces indicatrices
du courant atlantique, on peut confirmer la présence d’un gradient horizontal
ouest-est, car le nombre de ces espèces diminue en se dirigeant vers l’est, il est
important en baie de Bou-Ismail et en baie d’Alger, moins dans la région
d’Annaba et encore moins dans les cotes nord de Tunisie.
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