Chapitre II
Dimensionnement et Recommandations des récifs artificiels
Etat de l’art sur les récifs artificiels
18
Il s’agit enfin de mieux cerner la complémentarité de ces aménagements avec des mesures
plus globales, complémentaires ou alternatives, auxquelles ils ne peuvent se substituer,
comme par exemple : l’ajustement des capacités de captures au potentiel de renouvellement
de la ressource, l’amélioration de la sélectivité des engins de pêche ou la préservation des
zones de plus forte productivité.
L’évaluation économique de type « analyse coûts-avantages » est un outil d’aide à la décision
et à la clarification des choix qui vise à identifier les conséquences pour la collectivité des
différents scénarios envisagés (Thébaud, 2001). Elle a donc pour objet non seulement de juger
de l’obtention des objectifs fixés mais aussi de la pertinence du coût et des bénéfices, y
compris non-marchands, des différentes options possibles ou retenues pour l’aménagement.
Pour être économiquement efficace, le projet doit produire les bénéfices nets les plus grands à
partir des ressources engagées pour sa mise en oeuvre. La répartition de la rente économique
sera quant à elle fonction des choix politiques retenus et de l’acceptabilité sociale de
l’aménagement.
Les attendus d’une immersion de récifs diffèrent selon qu’il s’agisse d’un récif dédié à une
activité marchande (plongée) et/ou extractive (pêche) ou à vocation environnementale. Les
incidences de ces aménagements sont multiples ; ils peuvent par exemple contribuer à la
modification des pratiques ou des stratégies d’usage, à la résolution de conflits, etc.
L’évaluation peut donc être plus délicate à réaliser, notamment en termes monétaires, lorsque
les effets non-marchands sont importants ou quand les coûts ou les bénéfices sont
difficilement identifiables. Mais l’évaluation, qui s’appuiera sur d’autres critères ou
indicateurs, en particulier sociaux, reste indispensable, ne serait-ce que pour optimiser la
nature et le dimensionnement des projets.
c. Mise en place et contrôle d’un plan de gestion
Le suivi et l’évaluation du projet après l’immersion des récifs impliquent la coresponsabilité
de l’ensemble des acteurs (porteur de projet, usagers, administrations, scientifiques, etc.). Il y
a donc nécessité de constituer une « cellule de pilotage » qui soit à même d’intervenir sur
l’ensemble des processus mis en jeu (naturels, anthropiques, décisionnels, …). Pour un
aménagement destiné à soutenir une activité de pêche artisanale, elle doit être en mesure de
suivre finement la production des flottilles travaillant sur la zone aménagée et la zone
d’influence du récif artificiel. Il convient également d’accompagner les professionnels vers
une modification de leurs pratiques de pêche (engins, sélectivité) et du mode de gestion
halieutique des zones aménagées (zones de réserves, jachères, cantonnement, etc.), collecter
la donnée statistique à une échelle pertinente au regard des aménagements. La mise en place
des récifs est une opportunité pour inciter les professionnels, premiers bénéficiaires de
l’aménagement, à la consolidation et à l’optimisation du réseau d’acquisition de données,
notamment par une meilleure précision sur la définition des zones de pêche. L’immersion de
récifs artificiels peut être l’occasion de tirer bénéfice du flux d’informations issues de la pêche
professionnelle et réglementairement institué par le décret sur la mise en marché des produits
et les informations statistiques qui s’y rapportent (Véron.G, Denis.J, Thouard.E, Thébaud.O,
Gérard.A, 2008.)
Dimensionnement et Recommandations des récifs artificiels
Etat de l’art sur les récifs artificiels
18
Il s’agit enfin de mieux cerner la complémentarité de ces aménagements avec des mesures
plus globales, complémentaires ou alternatives, auxquelles ils ne peuvent se substituer,
comme par exemple : l’ajustement des capacités de captures au potentiel de renouvellement
de la ressource, l’amélioration de la sélectivité des engins de pêche ou la préservation des
zones de plus forte productivité.
L’évaluation économique de type « analyse coûts-avantages » est un outil d’aide à la décision
et à la clarification des choix qui vise à identifier les conséquences pour la collectivité des
différents scénarios envisagés (Thébaud, 2001). Elle a donc pour objet non seulement de juger
de l’obtention des objectifs fixés mais aussi de la pertinence du coût et des bénéfices, y
compris non-marchands, des différentes options possibles ou retenues pour l’aménagement.
Pour être économiquement efficace, le projet doit produire les bénéfices nets les plus grands à
partir des ressources engagées pour sa mise en oeuvre. La répartition de la rente économique
sera quant à elle fonction des choix politiques retenus et de l’acceptabilité sociale de
l’aménagement.
Les attendus d’une immersion de récifs diffèrent selon qu’il s’agisse d’un récif dédié à une
activité marchande (plongée) et/ou extractive (pêche) ou à vocation environnementale. Les
incidences de ces aménagements sont multiples ; ils peuvent par exemple contribuer à la
modification des pratiques ou des stratégies d’usage, à la résolution de conflits, etc.
L’évaluation peut donc être plus délicate à réaliser, notamment en termes monétaires, lorsque
les effets non-marchands sont importants ou quand les coûts ou les bénéfices sont
difficilement identifiables. Mais l’évaluation, qui s’appuiera sur d’autres critères ou
indicateurs, en particulier sociaux, reste indispensable, ne serait-ce que pour optimiser la
nature et le dimensionnement des projets.
c. Mise en place et contrôle d’un plan de gestion
Le suivi et l’évaluation du projet après l’immersion des récifs impliquent la coresponsabilité
de l’ensemble des acteurs (porteur de projet, usagers, administrations, scientifiques, etc.). Il y
a donc nécessité de constituer une « cellule de pilotage » qui soit à même d’intervenir sur
l’ensemble des processus mis en jeu (naturels, anthropiques, décisionnels, …). Pour un
aménagement destiné à soutenir une activité de pêche artisanale, elle doit être en mesure de
suivre finement la production des flottilles travaillant sur la zone aménagée et la zone
d’influence du récif artificiel. Il convient également d’accompagner les professionnels vers
une modification de leurs pratiques de pêche (engins, sélectivité) et du mode de gestion
halieutique des zones aménagées (zones de réserves, jachères, cantonnement, etc.), collecter
la donnée statistique à une échelle pertinente au regard des aménagements. La mise en place
des récifs est une opportunité pour inciter les professionnels, premiers bénéficiaires de
l’aménagement, à la consolidation et à l’optimisation du réseau d’acquisition de données,
notamment par une meilleure précision sur la définition des zones de pêche. L’immersion de
récifs artificiels peut être l’occasion de tirer bénéfice du flux d’informations issues de la pêche
professionnelle et réglementairement institué par le décret sur la mise en marché des produits
et les informations statistiques qui s’y rapportent (Véron.G, Denis.J, Thouard.E, Thébaud.O,
Gérard.A, 2008.)
