Chapitre I
Généralités sur les récifs artificiels
Etat de l’art sur les récifs artificiels
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I.2. Définition des récifs artificiels
« Les récifs artificiels désignent des structures immergées volontairement dans le but de
créer, protéger ou restaurer un écosystème riche et diversifié. Ces structures peuvent induire
chez les animaux des réponses d’attraction, de concentration, de protection et, dans certains
cas, une augmentation de la biomasse de certaines espèces » (IFREMER, 2000).
Bien que très large, et contrairement à d’autres acceptions notamment anglo-saxonnes des
récifs artificiels, cette définition exclut les DCP (Dispositifs Concentrateurs de Poissons), les
épaves et les dispositifs aquacoles. De la même façon, elle n’intègre pas les aménagements
portuaires, les dispositifs de défense du littoral ni les structures industrielles dès lors que ces
réalisations n’ont pas été conçues, dès leur origine, pour augmenter la productivité du milieu
dans lequel elles ont été implantées. En revanche, il est important d’intégrer l’ensemble de
l’espace sur lequel a été réalisé l’aménagement pour prendre en compte son rôle fonctionnel
dans l’alimentation ou les déplacements des animaux inféodés à l’aménagement.
Les définitions que l’on trouve dans la littérature tendent à évoluer et à s’élargir en fonction
des progrès techniques et des objectifs et applications recherchées. A l’opposé de la
conception japonaise, exclusivement dédiée au soutien des pêcheries et qui définit le récif
artificiel comme « une construction humaine placée sur le fond, destinée à conserver,
restaurer et développer les aires de pêches », la version australienne inclut par exemple toute
structure appartenant au fond, à la surface et à la colonne d’eau pour un usage halieutique,
éducatif ou de loisir (plongée, surf).
Enfin, de nombreuses définitions mentionnent l’intention de copier les structures naturelles
présentes dans le milieu. Les réalisations les plus récentes démontrent que cet aspect est de
plus en plus entaché de subjectivité.
La motivation du présent document nous incite à restreindre l’acception du terme « récifs
artificiels » à la première définition évoquée.
I.3. Présentation générale des objectifs et des types de récifs artificiels dans les
eaux côtières
L’implantation de récifs artificiels dans les eaux côtières répond à divers objectifs. Il existe
donc une variété de conceptions, de nombreux récifs étant spécialement conçus pour remplir
une fonction déterminée. Par ailleurs, dans certains pays, des récifs ont été construits à partir
de structures construites à l’origine dans un autre but mais qui sont devenues obsolètes ou
hors d’usage et qui peuvent donc être utilisées pour la construction de récifs.
Les récifs construits sur mesure répondent généralement à des objectifs de production ou de
protection.
Dans le cas des récifs de production, les modules sont alvéolaires, de formes diverses, et, dans
certains cas, empilés les uns sur les autres. Cela permet d’avoir sur le récif la surface requise
pour l’établissement des organismes colonisateurs, et de disposer aussi de suffisamment
d’anfractuosités pour les espèces mobiles. Les récifs peuvent par exemple être construits en
béton, dans des matériaux céramiques ou constitués d’une matrice de PVC et de béton. Dans
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