Chapitre I
Synthèse bibliographique
12
Lorsqu‟une telle compétition s'établit, on observe une diminution de la largeur, de l'épaisseur, du
nombre et de la longévité des feuilles de Posidonie. Des nécroses apparaissent sur les feuilles de
Posidonies et les tiges feuillées meurent.
Le succès compétitif de Caulerpa racemosa vis-à-vis les espèces indigènes est sans doute dû à
sa taille, à la densité des peuplements qu'elle constitue, à sa vitesse de croissance, aux changements
physico-chimiques et biotiques qu'elle induit, mais également aux métabolites toxiques qu'elle
synthétise [14].
II.6. Toxicité
De nombreux végétaux, dont plusieurs espèces algales, synthétisent des substances toxiques qui les
protègent des prédateurs (herbivores), ou des compétiteurs (autres espèces sessiles) et afin de
préserver son territoire de leur concurrence. Ce type de métabolite est bien connu dans le genre
Caulerpa. Il était donc important d'évaluer les risques sur la santé humaine et sur le milieu naturel
liés aux métabolites secondaires contenus dans la souche méditerranéenne [14].
Neuf substances toxiques ont été découvertes chez la souche méditerranéenne de C. racemosa,
parmi lesquelles la caulerpényne longtemps considérée comme caractéristique du genre Caulerpa et
qui est majoritaire. Elle représente 0,1 à 13% du poids sec pour la souche méditerranéenne et
seulement 0,1 à 2% pour les souches tropicales. L'ensemble des autres métabolites secondaires
minoritaires représentent un peu moins de 0.004% du poids sec de l'algue en Méditerranée. Ces
métabolites ne peuvent toutefois pas être négligées; leur action sur les organismes vivants pouvant
être spécifique à de faibles doses et/ou agir de manière synergique [14].
Pour tester la toxicité d'une substance, des « modèles » expérimentaux sont utilisés (cellules ou
organismes vivants) sur lesquels la réponse des composés (à différentes doses) est testée. Ont
constaté que la caulerpényne présente des effets antibactériens, antiviraux, antifongiques,
cytotoxiques, ichtyotoxiques, répulsifs, et inhibe l'activité de certaines enzymes [14].
Que faire pour contrôler l’expansion ?
La très forte capacité d'expansion de cette espèce est associée à sa discrétion (détection visuelle
beaucoup moins aisée que pour Caulerpa taxifolia) rendent utopique le contrôle et l'éradication
totale de l'algue.
L‟éradication de l'ensemble des colonies en Méditerranée n'est plus réaliste. Depuis 1992, les
surfaces concernées par cette algue sont importantes pour que leur destruction totale puisse être
envisagée. Aucune «solution miracle» n'existe, il est impossible de tout éradiquer par des moyens
physiques ou chimiques (arrachage manuel, aspiration, sel, procédés à base de cuivre...).
Certaines de ces techniques permettent cependant d'éliminer ou de contrôler de petites colonies
isolées et éloignées des grandes zones envahies ou de sauvegarder des «zones d'intérêt patrimonial»
Synthèse bibliographique
12
Lorsqu‟une telle compétition s'établit, on observe une diminution de la largeur, de l'épaisseur, du
nombre et de la longévité des feuilles de Posidonie. Des nécroses apparaissent sur les feuilles de
Posidonies et les tiges feuillées meurent.
Le succès compétitif de Caulerpa racemosa vis-à-vis les espèces indigènes est sans doute dû à
sa taille, à la densité des peuplements qu'elle constitue, à sa vitesse de croissance, aux changements
physico-chimiques et biotiques qu'elle induit, mais également aux métabolites toxiques qu'elle
synthétise [14].
II.6. Toxicité
De nombreux végétaux, dont plusieurs espèces algales, synthétisent des substances toxiques qui les
protègent des prédateurs (herbivores), ou des compétiteurs (autres espèces sessiles) et afin de
préserver son territoire de leur concurrence. Ce type de métabolite est bien connu dans le genre
Caulerpa. Il était donc important d'évaluer les risques sur la santé humaine et sur le milieu naturel
liés aux métabolites secondaires contenus dans la souche méditerranéenne [14].
Neuf substances toxiques ont été découvertes chez la souche méditerranéenne de C. racemosa,
parmi lesquelles la caulerpényne longtemps considérée comme caractéristique du genre Caulerpa et
qui est majoritaire. Elle représente 0,1 à 13% du poids sec pour la souche méditerranéenne et
seulement 0,1 à 2% pour les souches tropicales. L'ensemble des autres métabolites secondaires
minoritaires représentent un peu moins de 0.004% du poids sec de l'algue en Méditerranée. Ces
métabolites ne peuvent toutefois pas être négligées; leur action sur les organismes vivants pouvant
être spécifique à de faibles doses et/ou agir de manière synergique [14].
Pour tester la toxicité d'une substance, des « modèles » expérimentaux sont utilisés (cellules ou
organismes vivants) sur lesquels la réponse des composés (à différentes doses) est testée. Ont
constaté que la caulerpényne présente des effets antibactériens, antiviraux, antifongiques,
cytotoxiques, ichtyotoxiques, répulsifs, et inhibe l'activité de certaines enzymes [14].
Que faire pour contrôler l’expansion ?
La très forte capacité d'expansion de cette espèce est associée à sa discrétion (détection visuelle
beaucoup moins aisée que pour Caulerpa taxifolia) rendent utopique le contrôle et l'éradication
totale de l'algue.
L‟éradication de l'ensemble des colonies en Méditerranée n'est plus réaliste. Depuis 1992, les
surfaces concernées par cette algue sont importantes pour que leur destruction totale puisse être
envisagée. Aucune «solution miracle» n'existe, il est impossible de tout éradiquer par des moyens
physiques ou chimiques (arrachage manuel, aspiration, sel, procédés à base de cuivre...).
Certaines de ces techniques permettent cependant d'éliminer ou de contrôler de petites colonies
isolées et éloignées des grandes zones envahies ou de sauvegarder des «zones d'intérêt patrimonial»
