Chapitre I
Synthèse bibliographique
11
Les températures compatibles avec le développement de Caulerpa racemosa montrent qu'il est peu
probable que cette algue disparaisse à la suite d'un hiver trop rigoureux ou d'un réchauffement des
eaux (en Méditerranée, en mer ouverte, les températures des eaux varient entre 10 et 28°C) et
qu'elle possède de larges potentialités de vie dans la plus grande partie de la Méditerranée. Il s'agit
d'un résultat surprenant pour une algue «tropicale» qui confirme que la souche qui colonise la
Méditerranée possède des caractéristiques bien différentes de celles des régions d'origine tropicales.
Concernant la pollution du milieu il ne semble pas y avoir de lien entre la localisation des
populations de Caulerpa rasemosa et la qualité des eaux ; les observations de terrain (plongée,
caméra vidéo…) ont confirmé l'absence de relation entre la répartition de Caulerpa rasemosa et les
sources de pollution (sorties d'émissaires, ports, égouts…).
Les différents aspects de sa biologie (adaptation à une large gamme d'éclairement, de température,
croissance rapide) indiquent que Caulerpa rasemosa est susceptible de coloniser de nombreux types
de fond en Méditerranée. Elle colonise, en effet, tous les types de substrat : roche, sable, vase, matte
morte de Posidonie, herbier de Posidonie…etc. [14].
II.5. Impact sur l’écosystème
La présence de ces algues est un véritable fléau pour l'écodiversité et la biodiversité sous-marine.
C‟est également un désastre pour la flore locale. Lorsque Caulerpa racemosa s'implante on observe
un appauvrissement drastique du peuplement algal, la plupart des espèces tendent à disparaître et
seules quelques espèces (encroutantes) semblent résister plus longtemps. Lors de leur installation
ses axes rampants et ses rhizoïdes tissent rapidement une couverture compacte qui piège les
sédiments et stoppe la lumière, le substrat s'envase et devient peu à peu inaccessible aux autres
organismes fixés, en particulier les algues. Dans les zones contaminées, on a constaté une baisse de
la biodiversité de 25%. Les poissons migrent dès que ces algues s‟implantent dans un secteur. Plus
d'une vingtaine de communautés et de faciès dominés par des algues autochtone et d‟animaux fixés
peuvent ainsi être remplacés par une prairie monotone et pauci-spécifique à Caulerpa racemosa.
Caulerpa racemosa entre également en compétition avec l'herbier à Posidonia oceanica, l'un des
écosystèmes les plus importants de Méditerranée. L'installation de Caulerpa racemosa est toutefois
moins rapide dans les prairies à Posidonia oceanica que dans les peuplements d'algues sur les
roches. La densité des faisceaux de feuilles de Posidonies est en effet importante jusqu'à 800
faisceau/m
2 ) et les feuilles, longues au printemps, constituent un site peu favorable à l'implantation
de Caulerpa racemosa qui colonise alors seulement les zones les plus clairsemées de l'herbier de
Posidonie et ne s'implante que sporadiquement au sein de l'herbier dense. En automne, toutefois, les
feuilles de Posidonies sont plus courtes et les frondes de Caulerpa racemosa à leur maximum de
développement. Les longues frondes des taches de Caulerpa racemosa installées au sein de
l'herbier dense masquent alors la lumière perturbant la croissance des jeunes feuilles de Posidonies.
La compétition directe entre ces deux végétaux (pour l'espace et la lumière) tourne alors à
l'avantage de Caulerpa racemosa [14].
Synthèse bibliographique
11
Les températures compatibles avec le développement de Caulerpa racemosa montrent qu'il est peu
probable que cette algue disparaisse à la suite d'un hiver trop rigoureux ou d'un réchauffement des
eaux (en Méditerranée, en mer ouverte, les températures des eaux varient entre 10 et 28°C) et
qu'elle possède de larges potentialités de vie dans la plus grande partie de la Méditerranée. Il s'agit
d'un résultat surprenant pour une algue «tropicale» qui confirme que la souche qui colonise la
Méditerranée possède des caractéristiques bien différentes de celles des régions d'origine tropicales.
Concernant la pollution du milieu il ne semble pas y avoir de lien entre la localisation des
populations de Caulerpa rasemosa et la qualité des eaux ; les observations de terrain (plongée,
caméra vidéo…) ont confirmé l'absence de relation entre la répartition de Caulerpa rasemosa et les
sources de pollution (sorties d'émissaires, ports, égouts…).
Les différents aspects de sa biologie (adaptation à une large gamme d'éclairement, de température,
croissance rapide) indiquent que Caulerpa rasemosa est susceptible de coloniser de nombreux types
de fond en Méditerranée. Elle colonise, en effet, tous les types de substrat : roche, sable, vase, matte
morte de Posidonie, herbier de Posidonie…etc. [14].
II.5. Impact sur l’écosystème
La présence de ces algues est un véritable fléau pour l'écodiversité et la biodiversité sous-marine.
C‟est également un désastre pour la flore locale. Lorsque Caulerpa racemosa s'implante on observe
un appauvrissement drastique du peuplement algal, la plupart des espèces tendent à disparaître et
seules quelques espèces (encroutantes) semblent résister plus longtemps. Lors de leur installation
ses axes rampants et ses rhizoïdes tissent rapidement une couverture compacte qui piège les
sédiments et stoppe la lumière, le substrat s'envase et devient peu à peu inaccessible aux autres
organismes fixés, en particulier les algues. Dans les zones contaminées, on a constaté une baisse de
la biodiversité de 25%. Les poissons migrent dès que ces algues s‟implantent dans un secteur. Plus
d'une vingtaine de communautés et de faciès dominés par des algues autochtone et d‟animaux fixés
peuvent ainsi être remplacés par une prairie monotone et pauci-spécifique à Caulerpa racemosa.
Caulerpa racemosa entre également en compétition avec l'herbier à Posidonia oceanica, l'un des
écosystèmes les plus importants de Méditerranée. L'installation de Caulerpa racemosa est toutefois
moins rapide dans les prairies à Posidonia oceanica que dans les peuplements d'algues sur les
roches. La densité des faisceaux de feuilles de Posidonies est en effet importante jusqu'à 800
faisceau/m
2 ) et les feuilles, longues au printemps, constituent un site peu favorable à l'implantation
de Caulerpa racemosa qui colonise alors seulement les zones les plus clairsemées de l'herbier de
Posidonie et ne s'implante que sporadiquement au sein de l'herbier dense. En automne, toutefois, les
feuilles de Posidonies sont plus courtes et les frondes de Caulerpa racemosa à leur maximum de
développement. Les longues frondes des taches de Caulerpa racemosa installées au sein de
l'herbier dense masquent alors la lumière perturbant la croissance des jeunes feuilles de Posidonies.
La compétition directe entre ces deux végétaux (pour l'espace et la lumière) tourne alors à
l'avantage de Caulerpa racemosa [14].
