REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
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Les inhibiteurs des béta-lactamines sont soit des pénicillines comme le tazobactam ou le
sulbactam, soit des clavâmes comme l’acide clavulanique. Ils sont caractérisés par une faible
activité antimicrobienne et une grande affinité aux béta-lactamases. En effet, ils sont souvent
associés à une autre béta-lactamine (amoxicilline, ticarcilline ou pipéracilline) pour restaurer
l’activité antibactérienne perdue du fait de son hydrolyse par des béta-lactamases (Bryskier,
1999 ; Cavallo et al., 2004).
Dérivés de l’acide-7-amino-céphalosporanique
Leur noyau de base associe un cycle béta-lactame à un cycle dihydrothiazine (hexa-cycle
insaturé) pour former le noyau céphème, caractéristique des céphalosporines. Suivant l’atome
en position 1 et 7 du noyau céphème, on distingue trois groupes : les céphalosporines (soufre
et hydrogène), les oxacéphèmes (oxygène et hydrogène) et les céphamycines (soufre et
groupement methoxy) (Cavallo et al, 2004). Les céphalosporines sont traditionnellement
divisées en première, deuxième, troisième et quatrième génération.
Monobactames
Leur structure est monocyclique (cycle béta-lactame). Les premiers monobactames ont été
isolés de substances naturelles produites par certaines bactéries (Chromobacterium
violaceum), mais les produits récents sont entièrement synthétiques. L’aztréonam est le seul
produit utilisé actuellement, il se caractérise par une très bonne stabilité à l’action des bétalactamases.
I.3.3. Mécanismes d’action des béta-lactamines
Les béta-lactamines sont des antibiotiques bactéricides qui agissent de manière directe sur la
paroi bactérienne en phase de croissance. Cette paroi bactérienne est une enveloppe rigide
constituée principalement du peptidoglycane (ou la muréine) synthétisée lors d’un processus
complexe qui aboutit à la formation d’un polymère de chaînes polyosidiques reliées entre
elles par des ponts inter-peptidiques (Charlier et al., 1998).
Par analogie de structure chimique avec le D-alanyl-D-alanine, les béta-lactamines se fixent
sur le site actif des protéines liant les pénicillines (transpeptidases et carboxypeptidases),
indispensables à la formation du peptidoglycane.
L’inhibition de ces enzymes fait accumuler les précurseurs du peptidoglycane qui activent le
système autolytique de la bactérie entraînant ainsi sa lyse (Cavallo et al., 2004). Il est à noter
que l’effet bactériostatique par inhibition de la synthèse du peptidoglycane précède la
bactéricidie qui résulterait de l’activation des enzymes autolytiques de la bactérie (Bryskier,
1999).
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Les inhibiteurs des béta-lactamines sont soit des pénicillines comme le tazobactam ou le
sulbactam, soit des clavâmes comme l’acide clavulanique. Ils sont caractérisés par une faible
activité antimicrobienne et une grande affinité aux béta-lactamases. En effet, ils sont souvent
associés à une autre béta-lactamine (amoxicilline, ticarcilline ou pipéracilline) pour restaurer
l’activité antibactérienne perdue du fait de son hydrolyse par des béta-lactamases (Bryskier,
1999 ; Cavallo et al., 2004).
Dérivés de l’acide-7-amino-céphalosporanique
Leur noyau de base associe un cycle béta-lactame à un cycle dihydrothiazine (hexa-cycle
insaturé) pour former le noyau céphème, caractéristique des céphalosporines. Suivant l’atome
en position 1 et 7 du noyau céphème, on distingue trois groupes : les céphalosporines (soufre
et hydrogène), les oxacéphèmes (oxygène et hydrogène) et les céphamycines (soufre et
groupement methoxy) (Cavallo et al, 2004). Les céphalosporines sont traditionnellement
divisées en première, deuxième, troisième et quatrième génération.
Monobactames
Leur structure est monocyclique (cycle béta-lactame). Les premiers monobactames ont été
isolés de substances naturelles produites par certaines bactéries (Chromobacterium
violaceum), mais les produits récents sont entièrement synthétiques. L’aztréonam est le seul
produit utilisé actuellement, il se caractérise par une très bonne stabilité à l’action des bétalactamases.
I.3.3. Mécanismes d’action des béta-lactamines
Les béta-lactamines sont des antibiotiques bactéricides qui agissent de manière directe sur la
paroi bactérienne en phase de croissance. Cette paroi bactérienne est une enveloppe rigide
constituée principalement du peptidoglycane (ou la muréine) synthétisée lors d’un processus
complexe qui aboutit à la formation d’un polymère de chaînes polyosidiques reliées entre
elles par des ponts inter-peptidiques (Charlier et al., 1998).
Par analogie de structure chimique avec le D-alanyl-D-alanine, les béta-lactamines se fixent
sur le site actif des protéines liant les pénicillines (transpeptidases et carboxypeptidases),
indispensables à la formation du peptidoglycane.
L’inhibition de ces enzymes fait accumuler les précurseurs du peptidoglycane qui activent le
système autolytique de la bactérie entraînant ainsi sa lyse (Cavallo et al., 2004). Il est à noter
que l’effet bactériostatique par inhibition de la synthèse du peptidoglycane précède la
bactéricidie qui résulterait de l’activation des enzymes autolytiques de la bactérie (Bryskier,
1999).
