Chapitre I
Généralité
14
II.6.2. B. Pollution accidentelles
Cette pollution est généralement due aux navigations aboutissant aux collisions entre
pétroliers ou à leur échouage. Ces accidents sont spectaculaires et peuvent avoir localement
des conséquences dramatiques.
Parmi ces accidents nous citons les plus désastreux :
Le cas de Torry Canyon
Le 18 mars 1967, le pétrolier libérien Torrey Canyon chargé de 119000 tonnes de pétrole brut
s’échoue entre les iles Sorlingues et la côte britannique. Malgré une mobilisation de tous les
moyens de lutte disponibles plusieurs nappes de pétrole dérivent en Manche et touchent au fil
des semaines les côtes britanniques et puis françaises. En mer, les dispersants utilisés pour
atténuer la pollution se sont avérés plus toxique que le pétrole déversé.
Il donne naissance aux premiers éléments de politique européenne de prévention et de lutte
contre les marées noires et la mise en place de la convention internationale d’indemnisation
des victimes (CEDRE, 2006).
Le cas de PRESTIGE
Le 13 novembre 2002, le pétrolier Bahamien Prestige en route vers Singapour avec 77000
tonnes de fioul lourd demande assistance suite à une avarie de coque au large du cap
Finisterre (Espagne). L’équipage est hélitreuillé et le navire pris en remorque. Après 6 jours
de remorquage à la recherche d’un port de refuge, le navire se brise en deux et plus de 60000
tonnes de fioul dérivent en mer.
Des opérations de lutte sans précédent permettent d’en récupérer le tiers en mer. Le reste vient
polluer au fil des semaines plus de 1000km de littoral en Espagne, puis en France déclenchant
la plus vaste opération de lutte en Europe (CEDRE, 2006).
II.7. Comportement et devenir des hydrocarbures en mer
Au cours d’un versement de pétrole dans l’environnement marin, la plupart des composants
pétroliers se répandent immédiatement en une couche mince, continue et très dispersée à
l’interface atmosphère-océan, et ceci en raison de la pesanteur et de la tension superficielle
associées au mouvement des vagues, au vent et aux courants. Pendant la formation de ces
films ou de ces nappes à l’interface atmosphère-océan, les pétroles bruts tendent à subir une
dispersion, une sédimentation et une émulsification en « mousses au chocolat ». Il s’agit des
premières étapes de la dégradation. Durant ces dernières années, la communauté scientifique a
accordé une attention accrue à ce phénomène d’altération (Laseter, 1981).
Selon Raoul-Duval et al (2005), on peut classer ces processus en deux classes : processus
d’évolution à court et moyen terme, et processus d’évolution à long terme.
Les processus à court et moyen terme : vont débuter dés le déversement du pétrole et
ne dure qu’une pendant une courte période.
Les processus d’évolution à long terme : le pétrole déversé commence à subir d’autres
transformations physiques et modifications chimiques qui vont durer dans le temps,
pour aboutir, à terme, à sa disparition complète (Raoul-Duval et al, 2005)
Généralité
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II.6.2. B. Pollution accidentelles
Cette pollution est généralement due aux navigations aboutissant aux collisions entre
pétroliers ou à leur échouage. Ces accidents sont spectaculaires et peuvent avoir localement
des conséquences dramatiques.
Parmi ces accidents nous citons les plus désastreux :
Le cas de Torry Canyon
Le 18 mars 1967, le pétrolier libérien Torrey Canyon chargé de 119000 tonnes de pétrole brut
s’échoue entre les iles Sorlingues et la côte britannique. Malgré une mobilisation de tous les
moyens de lutte disponibles plusieurs nappes de pétrole dérivent en Manche et touchent au fil
des semaines les côtes britanniques et puis françaises. En mer, les dispersants utilisés pour
atténuer la pollution se sont avérés plus toxique que le pétrole déversé.
Il donne naissance aux premiers éléments de politique européenne de prévention et de lutte
contre les marées noires et la mise en place de la convention internationale d’indemnisation
des victimes (CEDRE, 2006).
Le cas de PRESTIGE
Le 13 novembre 2002, le pétrolier Bahamien Prestige en route vers Singapour avec 77000
tonnes de fioul lourd demande assistance suite à une avarie de coque au large du cap
Finisterre (Espagne). L’équipage est hélitreuillé et le navire pris en remorque. Après 6 jours
de remorquage à la recherche d’un port de refuge, le navire se brise en deux et plus de 60000
tonnes de fioul dérivent en mer.
Des opérations de lutte sans précédent permettent d’en récupérer le tiers en mer. Le reste vient
polluer au fil des semaines plus de 1000km de littoral en Espagne, puis en France déclenchant
la plus vaste opération de lutte en Europe (CEDRE, 2006).
II.7. Comportement et devenir des hydrocarbures en mer
Au cours d’un versement de pétrole dans l’environnement marin, la plupart des composants
pétroliers se répandent immédiatement en une couche mince, continue et très dispersée à
l’interface atmosphère-océan, et ceci en raison de la pesanteur et de la tension superficielle
associées au mouvement des vagues, au vent et aux courants. Pendant la formation de ces
films ou de ces nappes à l’interface atmosphère-océan, les pétroles bruts tendent à subir une
dispersion, une sédimentation et une émulsification en « mousses au chocolat ». Il s’agit des
premières étapes de la dégradation. Durant ces dernières années, la communauté scientifique a
accordé une attention accrue à ce phénomène d’altération (Laseter, 1981).
Selon Raoul-Duval et al (2005), on peut classer ces processus en deux classes : processus
d’évolution à court et moyen terme, et processus d’évolution à long terme.
Les processus à court et moyen terme : vont débuter dés le déversement du pétrole et
ne dure qu’une pendant une courte période.
Les processus d’évolution à long terme : le pétrole déversé commence à subir d’autres
transformations physiques et modifications chimiques qui vont durer dans le temps,
pour aboutir, à terme, à sa disparition complète (Raoul-Duval et al, 2005)
