Chapitre 4
Résultats et discussion
80
i. Ammonium
Dans la baie d’Alger, les valeurs superficielles oscillent entre 9,56 et 35,92 µmol/l. Les plus
élevées sont retrouvées dans le compartiment Est de la baie, encore plus dans la zone située en
face de l’Oued El Harrach où l’influence de ce dernier se fait remarquer par les fortes teneurs
d’ammonium relevées (Figure 4.99 et Figure 4.100, annexe 4).
Toutefois, sans vouloir préjuger de l’importance réelle de l’apport continental, il reste certain
que la part biologique en soit une contribution significative. La présence de ces formes
régénérées de l’azote en milieu marin reste dépendante en premier lieu de l’activité biologique
(Berland et al., 1980 : Raimbault et al., 1995). Il s’agit essentiellement de l’excrétion
(zooplanctonique, animale) et de la minéralisation bactérienne (Jacques et Treguer, 1986).
En profondeur, on note la valeur la plus élevée (39,74 µmol/l), toujours au niveau de
l’embouchure de l’Oued El Harrach. De plus, la zone portuaire indique de son côté une
valeur qui n’est pas négligeable de l’ordre de 22,12 µmol/l.
Dans la baie de Bou-Ismail, les valeurs oscillent entre 0,02 et 10,65 µmol/l, un intervalle de
variation qui est très faible par rapport à la baie d’Alger. Dans la partie Est, le maximum en
surface est observé au niveau de la zone située en face la Thalassothérapie (Figure 4.101,
annexe 4). Alors qu’en profondeur, il est mesuré en face l’Oued Mazafran (Figure 4.102,
annexe 4). En ce qui concerne la partie Ouest, la zone située en face l’Oued Nador est la plus
riche en ammonium. Notons toutefois une valeur extrême de 10,65 µmol/l dans l’eau du fond
au niveau des émissaires de la ville de Bou-Ismail (Figure 4.103 et Figure 4.104, annexe 4).
En comparant les résultats obtenus dans la baie d’Alger avec d’autres travaux, on constat que
la différence de concentrations est très importante. Donc, soit il y a une anomalie dans les
résultats, soit la baie d’Alger est très polluée en 2012 par l’expansion des activités
anthropiques et la richesse des eaux continentales en ammonium déversé vers la mer.
Figure 4.98 : Intervalle des teneurs en phosphates et en
nitrates dans la baie d’Alger et la baie de Bou-Ismail (2012).
Résultats et discussion
80
i. Ammonium
Dans la baie d’Alger, les valeurs superficielles oscillent entre 9,56 et 35,92 µmol/l. Les plus
élevées sont retrouvées dans le compartiment Est de la baie, encore plus dans la zone située en
face de l’Oued El Harrach où l’influence de ce dernier se fait remarquer par les fortes teneurs
d’ammonium relevées (Figure 4.99 et Figure 4.100, annexe 4).
Toutefois, sans vouloir préjuger de l’importance réelle de l’apport continental, il reste certain
que la part biologique en soit une contribution significative. La présence de ces formes
régénérées de l’azote en milieu marin reste dépendante en premier lieu de l’activité biologique
(Berland et al., 1980 : Raimbault et al., 1995). Il s’agit essentiellement de l’excrétion
(zooplanctonique, animale) et de la minéralisation bactérienne (Jacques et Treguer, 1986).
En profondeur, on note la valeur la plus élevée (39,74 µmol/l), toujours au niveau de
l’embouchure de l’Oued El Harrach. De plus, la zone portuaire indique de son côté une
valeur qui n’est pas négligeable de l’ordre de 22,12 µmol/l.
Dans la baie de Bou-Ismail, les valeurs oscillent entre 0,02 et 10,65 µmol/l, un intervalle de
variation qui est très faible par rapport à la baie d’Alger. Dans la partie Est, le maximum en
surface est observé au niveau de la zone située en face la Thalassothérapie (Figure 4.101,
annexe 4). Alors qu’en profondeur, il est mesuré en face l’Oued Mazafran (Figure 4.102,
annexe 4). En ce qui concerne la partie Ouest, la zone située en face l’Oued Nador est la plus
riche en ammonium. Notons toutefois une valeur extrême de 10,65 µmol/l dans l’eau du fond
au niveau des émissaires de la ville de Bou-Ismail (Figure 4.103 et Figure 4.104, annexe 4).
En comparant les résultats obtenus dans la baie d’Alger avec d’autres travaux, on constat que
la différence de concentrations est très importante. Donc, soit il y a une anomalie dans les
résultats, soit la baie d’Alger est très polluée en 2012 par l’expansion des activités
anthropiques et la richesse des eaux continentales en ammonium déversé vers la mer.
Figure 4.98 : Intervalle des teneurs en phosphates et en
nitrates dans la baie d’Alger et la baie de Bou-Ismail (2012).
