Chapitre 1
Généralités
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La mesure des phéopigments est utilisée comme critère de l’état physiologique des
populations phytolanctoniques, plus la proportion de phéopigments est élevée par rapport a la
chlorophylle a, plus les cellules algales sont vielles, dégradées ou broutées par le zooplancton.
Les phéopigments sont rarement absentes dans les eaux côtières et toujours présentes en eaux
estuariennes turbides (Aminot et Kérouel, 2004).
La mesure de la concentration de chlorophylle a est donc utilisée pour estimer la biomasse
phytoplanctonique dans la mesure où la synthèse organique d'origine végétale ne peut se faire
qu'en passant par l'intermédiaire de ce type de chlorophylle (Bricaud et Morel, 1987).
Conséquences des apports polluants sur le milieu marin et sur l’homme
La nocivité des polluants varie selon leur nature et les caractéristiques physique et biologique
de l’environnement dans lequel ils sont rejetés. Compte tenu de leurs faibles teneurs, leur
toxicité reste difficile à établir.
VII.3. Eutrophisation
Dans sa définition la plus générique s'appliquant aussi bien aux eaux douces qu'aux eaux
marines, l'eutrophisation est le processus d'enrichissement des eaux par des éléments nutritifs
des végétaux, en premier lieu l'azote et le phosphore, qui stimule la production primaire
aquatique. Ses manifestations les plus graves en sont les proliférations d'algues ("eaux
rouges"), l’écume algale, l'augmentation de la croissance des algues benthiques et, par
moments, une croissance massive de macrophytes immergés et flottants. Parfois, ces
manifestations s’accompagnent de proliférations bactériennes et de développements de
champignons. Au plan visuel, l'eutrophisation et ses effets secondaires occasionnent une
décoloration des eaux, une diminution de la transparence, une altération esthétique et pour les
baigneurs un gêne qui nuit aux activités récréatives (UNEP, 1995).
Les proliférations d'algues peuvent conduire à des encombrements de plans d'eau, à des
phénomènes d'anoxie (dégradation de la biomasse végétale qui consomme l'oxygène du
milieu et entraîne des mortalités animales), ou à des problèmes de phytotoxicité dans les
réservoirs et plan d’eaux (Lefeuvre.M et al, 1999).
VII.3.1. Indicateurs et critères d’évaluation
Le niveau de l’eutrophisation peut être évalué à partir des paramètres suivants :
La production primaire mesurée en g de C /m2/jour.
La teneur en chlorophylle.
Les paramètres physicochimiques, la turbidité.
Les concentrations en oxygène dissous.
La concentration en substances nutritives.
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