Chapitre 1
Généralités
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Elles peuvent aussi interférer sur la qualité d'une eau par des phénomènes d'adsorption
notamment de certains éléments toxiques et, de ce fait, être une voie de pénétration de
toxiques plus ou moins concentrés dans l'organisme (Sirone et al., 1986). Selon leur nature,
elles sont également une source nutritive non négligeable pour la faune.
Elles peuvent être aussi considérées comme des transporteurs importants des polluants,
fertilisants, toxiques et biologiques (Lacaze, 1996(a)). Dans les océans, la concentration en
matières en suspension est faible : elle diminue de la surface jusqu’au fond. Par contre, les
plus importantes teneurs en matières en suspension sont aux niveaux des milieux côtiers et
estuariens.
III.2. Matière Organique Particulaire (MOP)
Les facteurs physiques, biologiques et chimiques (disponibilité d’éléments nutritifs)
contrôlent l’activité biologique des espèces trophiques primaires de l’environnement marin.
Les nutriments sont assimilés par le phytoplancton pendant la photosynthèse et produisent la
matière organique considérée comme une source d’énergie et de nutriments pour les microorganismes (bactéries, protozoaires), elle correspond à la fraction endogène qui est facilement
dégradée (Boulahdid, 1987).
La fraction endogène correspond à la matière organique produite par l’assimilation des
nutriments par le phytoplancton lors de la photosynthèse. Cette matière organique qui est
facilement dégradable serra source d’énergie et de nutriments pour les microorganismes
(bactéries, protozoaires) (Boulahdid, 1987).
Reste la fraction exogène formée par les débris des animaux et des végétaux possède une
certaine résistance à la dégradation bactérienne. Cette fraction est nécessaire au
fonctionnement des cycles biogéochimiques par la régénération des sels nutritifs (Aminot et
Kérouel, 2004).
Dans les zones riches en matière organique, sa présence fait courir au milieu un risque
d'hypoxie, le risque étant plus grand quand cette matière organique est facilement dégradable
par les bactéries (Aminot & Kérouel, 2004).
III.3. La turbidité
Selon la définition donnée dans la norme NF EN ISO 7027 de mars 2000 (in Pelletier, 2009),
la turbidité est définie comme étant la réduction de la transparence d'un liquide due à la
présence de matières non dissoutes.
Elle correspond à la propriété de l’échantillon de diffuser et d’absorber la lumière incidente,
contrairement à l’eau pure qui la transmet intégralement (Pelletier, 2009).
De même, elle est aussi définie par : « l'expression de la propriété optique qui fait que la
lumière est dispersée et absorbée plutôt que transmise en ligne droite à travers un
échantillon ».
Cette dispersion étant provoquée par l'interaction de la lumière avec les particules en
suspension dans l'échantillon (Halmann, 1996).
La connaissance de ce facteur a une double importance. Elle détermine l’intensité lumineuse
pénétrant sous la surface et, permet également une approche de la quantité de particules en
suspension (Houma-Bachari, 2009).
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