Chapitre 1
Généralités
5
II.1. Classification des polluants
On distingue trois classes de polluants
Les polluants conservatifs qui restent en permanence dans le milieu marin, soit
dispersés dans l’eau, soit fixés sur du matériel particulaire composé généralement de
matière organique contenue dans la vase. On distingue les métaux lourds (mercure,
cadmium, plomb) et les polluants organiques non biodégradables.
Les polluants chimiques non conservatifs tels que la matière organique, les sels
nutritifs, les hydrocarbures, les détergents et les produits sanitaires, qui disparaissent à
terme. Ils ne présentent donc de danger que par leurs conséquences immédiates.
Les polluants microbiens qui sont véhiculés en quantités considérables au milieu
marin par l’intermédiaire :
– Des rejets urbains : issus des eaux usées domestiques et industrielles.
– Des effluents agricoles : les bactéries présentes dans les excréments des animaux
survivent dans le lisier et, après épandage, l’action conjuguée du ruissellement et de l’érosion
leur fait tout naturellement suivre la direction des cours d’eau.
Devenir des polluants dans le milieu marin
Certains polluants, notamment chimiques, peuvent être véhiculés à l’état dissous dans la
masse d’eau. Le pouvoir de dilution, fait que les concentrations finissent par atteindre des
valeurs très faibles et deviennent moins dangereuses. D’autres se fixent sur le matériel
particulaire et ont donc un comportement lié au sédiment (transport en suspension ou en
charriage près du fond). Ils se trouvent principalement adsorbés sur la fraction organique liée
à la vase. En général, un endroit vaseux aura plus de risque d’être pollué qu’un endroit
sableux.
III.
Indicateurs de pollution
III.1. Matière En Suspension (MES)
C’est l’ensemble des particules minérales et/ou organiques présentes dans une eau naturelle
ou polluée. Elles représentent une cause essentielle de turbidité de l'eau (Ramade, 2000). Ce
sont des particules solides dont la taille est supérieure à10µm, dispersées dans l’eau sans être
chimiquement liées avec elle. De ce fait, leur élimination est assez simples car, si l’on fait
reposer l’eau, elles décantent de manière spontanée et peuvent être retirées de l’eau par des
procédés physiques simples (décantation, filtration) (Rejsek F , 2002).
D’une part, les particules réduisent la transparence de l’eau et, de ce fait, la production
primaire photosynthétique. D’autre part elles présentent une surface de contact importante
pour des échanges physico-chimiques ou biologiques avec l’eau de mer (Mertes et al., 1993).
Des teneurs élevées en matières en suspension peuvent empêcher la pénétration de la lumière,
diminuent l'oxygène dissous et limitent alors le développement de la vie aquatique en créant
des déséquilibres entre diverses espèces. Elles peuvent être aussi responsables de l'asphyxie
des poissons par colmatage des branchies (Rodier, 1997; Berne & Cordonnier., 1991).
Généralités
5
II.1. Classification des polluants
On distingue trois classes de polluants
Les polluants conservatifs qui restent en permanence dans le milieu marin, soit
dispersés dans l’eau, soit fixés sur du matériel particulaire composé généralement de
matière organique contenue dans la vase. On distingue les métaux lourds (mercure,
cadmium, plomb) et les polluants organiques non biodégradables.
Les polluants chimiques non conservatifs tels que la matière organique, les sels
nutritifs, les hydrocarbures, les détergents et les produits sanitaires, qui disparaissent à
terme. Ils ne présentent donc de danger que par leurs conséquences immédiates.
Les polluants microbiens qui sont véhiculés en quantités considérables au milieu
marin par l’intermédiaire :
– Des rejets urbains : issus des eaux usées domestiques et industrielles.
– Des effluents agricoles : les bactéries présentes dans les excréments des animaux
survivent dans le lisier et, après épandage, l’action conjuguée du ruissellement et de l’érosion
leur fait tout naturellement suivre la direction des cours d’eau.
Devenir des polluants dans le milieu marin
Certains polluants, notamment chimiques, peuvent être véhiculés à l’état dissous dans la
masse d’eau. Le pouvoir de dilution, fait que les concentrations finissent par atteindre des
valeurs très faibles et deviennent moins dangereuses. D’autres se fixent sur le matériel
particulaire et ont donc un comportement lié au sédiment (transport en suspension ou en
charriage près du fond). Ils se trouvent principalement adsorbés sur la fraction organique liée
à la vase. En général, un endroit vaseux aura plus de risque d’être pollué qu’un endroit
sableux.
III.
Indicateurs de pollution
III.1. Matière En Suspension (MES)
C’est l’ensemble des particules minérales et/ou organiques présentes dans une eau naturelle
ou polluée. Elles représentent une cause essentielle de turbidité de l'eau (Ramade, 2000). Ce
sont des particules solides dont la taille est supérieure à10µm, dispersées dans l’eau sans être
chimiquement liées avec elle. De ce fait, leur élimination est assez simples car, si l’on fait
reposer l’eau, elles décantent de manière spontanée et peuvent être retirées de l’eau par des
procédés physiques simples (décantation, filtration) (Rejsek F , 2002).
D’une part, les particules réduisent la transparence de l’eau et, de ce fait, la production
primaire photosynthétique. D’autre part elles présentent une surface de contact importante
pour des échanges physico-chimiques ou biologiques avec l’eau de mer (Mertes et al., 1993).
Des teneurs élevées en matières en suspension peuvent empêcher la pénétration de la lumière,
diminuent l'oxygène dissous et limitent alors le développement de la vie aquatique en créant
des déséquilibres entre diverses espèces. Elles peuvent être aussi responsables de l'asphyxie
des poissons par colmatage des branchies (Rodier, 1997; Berne & Cordonnier., 1991).
