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aérosols peut-être soumis à des processus tel que le dépôt humide, le dépôt sec et les
transformations physico-chimiques. Les processus décrivant ces voies de transfert sont très
différents, et nécessitent des approches expérimentales distinctes. La prédominance du dépôt
sec par rapport au dépôt humide est complètement liée à la météorologie.
La présence d'aérosols dans l'air ambiant, vecteurs de polluants, est susceptible d'impacter les
écosystèmes et l'homme à travers deux effets particuliers ( IRSN, 2009) :
- les aérosols présents dans l'air au niveau du sol, finissant par se déposer sur les surfaces,
selon des processus physiques nombreux et complexes. Ils peuvent ainsi contaminer les sols,
les végétaux et, au-delà, se retrouver dans la chaîne alimentaire et les milieux aquatiques.
- les aérosols pouvant être directement respirés par l'homme, ils constituent à ce titre une voie
d'atteinte directe aux polluants chimiques, radioactifs, voire biologiques, pouvant être
particulièrement critique en situation accidentelle.
La radioactivité des aérosols est due principalement aux radionucléides des familles naturelles
de l'uranium et du thorium, béryllium 7 ainsi qu'aux descendants du radon. Le radon est un
gaz radioactif naturel dont les produits de décroissance, également radioactifs, s'agrègent aux
poussières présentes dans l'air. Il vient de l'uranium et du thorium naturels présents dans les
roches du sous-sol, en quantités variables suivant les conditions météorologiques.
Le niveau d'activité des aérosols varie en fonction du taux d'empoussièrement, dépendant luimême de la nature des sols et de leur couvert végétal. Le radon et ses descendants conduisent
à des niveaux d'activité dans l'air qui selon la nature du sol et les conditions météorologiques
peut varier de quelques dixièmes de becquerel par mètre cube d'air à quelques centaines de
becquerels par mètre cube d'air. La radioactivité naturelle des aérosols atmosphériques, après
décroissance du radon et de ses descendants à vie courte, se situe généralement en dessous de
1 mBq/m
3 d'air.
Les retombées de ces produits artificiels ont entraîné une contamination globale de notre
environnement qui perdure encore de nos jours, même s'il est de plus en plus difficile
d'observer des niveaux supérieurs aux limites de détection des appareillages pour ces
radionucléides désormais présents à l'état de traces dans l'environnement.
4.2. Radioactivité dans les sols
La radioactivité naturelle (chaines
238 U,
235 U,
232 Th et
40 K) peut être considérée comme quasihomogène dans les sols ; toutefois en ce qui concerne la chaîne de
238 U, il est possible de
mettre en évidence des concentrations en
210
Pb plus importantes dans les couches
superficielles d’un sol qu’en profondeur. C’est la conséquence de la diffusion du radon 222
vers l’atmosphère et des retombées de ses descendants sur les sols en fonction des conditions
météorologiques locales.
Les radionucléides artificiels issus des retombées radioactives ne sont pas distribués, à priori,
de manière homogène dans les sols ; même dans les couches superficielles ; l’évolution de la
concentration dans les sols de ces radionucléides est dépendante d’un grand nombre de
paramètres, notamment la nature physico-chimique et biologique(texture) des sols, les
conditions météorologiques (notamment précipitations) ; conditions de ruissellement,
phénomène d’accumulation , intervention humaine (agriculture par exemple).
4.2.1. Propriétés édaphiques influençant le comportement des radionucléides dans le sol
Le sol est un système complexe composé d'une phase gazeuse (air dans les interstices),
liquide (solutions édaphiques) et solide. La phase solide est elle même constituée d'une
fraction organique résultant de la transformation des organismes morts en humus et d'une
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Fixation et dépôt de la radioactivité dans les compartiments de l\'environnement, air, sol et milieu marin au niveau de la région d\'Alger - 28/113

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