Chapitre 4
Résultats et discussion
46
C'est en printemps (mois de mai) que la corrélation devient plus ou moins significative ;
(r= 0,45) et un rapport d'abondance N/P de l'ordre de 3,08 en 2004 (Figure 4.50, annexe 2),
(r= 0,21) et un rapport d'abondance N/P de l'ordre de 4,1 en 2009 (Figure 4.51, annexe 2),
(r= 0,42) et un rapport d'abondance N/P de l'ordre de 0,58 en 2012 (Figure 4.52, annexe 2).
Excepté l’année 2011 où le nuage de point montre une dispersion (r= 0,02) (Figure 4.56,
annexe 2).. Ces rapports restent, néanmoins, largement inférieur à la proportion moyenne
dans laquelle se trouvent ces deux éléments dans l'eau de mer.
Le rapport N/P est aussi dépendant de la saison dans la zone euphotique (KRESS et
HERUT., 2001). Les variations du rapport N/P prennent une ampleur particulière par suite
des apports littoraux irréguliers et divers (apports fluviaux, effluents domestiques et
industriels, précipitations et torrents).
Le rapport N/P est instable à cause de l'influence des apports d'eaux ainsi que la circulation
générale des eaux au niveau du littoral. Les activités urbaine et agricole sont les principales
causes du déséquilibre du rapport N/P. Il semblerait que ce déséquilibre général à toutes les
périodes est plus lié à un enrichissement en phosphate qu'à un déficit en nitrate.
En effet, la période favorable au développement phytoplanctonique (mois de mai) est
marquée par une légère augmentation du rapport N/P par rapport aux autres périodes
indiquant ainsi l'importance aussi d'un apport continu en phosphate provenant des émissaires
urbains.
Alors que les phosphates résistent au lessivage, les nitrates proviennent essentiellement des
terres agricoles particulièrement en période de forte précipitation.
Cette observation semble être confirmée par la situation complètement différente observée
juste après les fortes précipitations survenues en février 2003 (rapport N/P=9,68) (Figure
4.53, annexe 2). Ceci aurait entraîné un apport plus important en nitrate atténuant ainsi
l’excès de phosphate en augmentant la valeur du rapport N/P.
IL semble que les eaux de l'oued El-Harrach sont plus riches en phosphates que dans les eaux
apportées par d'autres oueds (Oued El Hamiz) (Chapitre III.b). Ainsi si on supprime le
niveau de surface de la station situé en face cet estuaire, qui subit l'influence directe de l'oued,
le rapport N/P (16,07) augmente en se rapprochant de la proportion moyenne dans laquelle se
trouvent ces deux éléments (Figure 4.54, annexe 2).
Résultats et discussion
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C'est en printemps (mois de mai) que la corrélation devient plus ou moins significative ;
(r= 0,45) et un rapport d'abondance N/P de l'ordre de 3,08 en 2004 (Figure 4.50, annexe 2),
(r= 0,21) et un rapport d'abondance N/P de l'ordre de 4,1 en 2009 (Figure 4.51, annexe 2),
(r= 0,42) et un rapport d'abondance N/P de l'ordre de 0,58 en 2012 (Figure 4.52, annexe 2).
Excepté l’année 2011 où le nuage de point montre une dispersion (r= 0,02) (Figure 4.56,
annexe 2).. Ces rapports restent, néanmoins, largement inférieur à la proportion moyenne
dans laquelle se trouvent ces deux éléments dans l'eau de mer.
Le rapport N/P est aussi dépendant de la saison dans la zone euphotique (KRESS et
HERUT., 2001). Les variations du rapport N/P prennent une ampleur particulière par suite
des apports littoraux irréguliers et divers (apports fluviaux, effluents domestiques et
industriels, précipitations et torrents).
Le rapport N/P est instable à cause de l'influence des apports d'eaux ainsi que la circulation
générale des eaux au niveau du littoral. Les activités urbaine et agricole sont les principales
causes du déséquilibre du rapport N/P. Il semblerait que ce déséquilibre général à toutes les
périodes est plus lié à un enrichissement en phosphate qu'à un déficit en nitrate.
En effet, la période favorable au développement phytoplanctonique (mois de mai) est
marquée par une légère augmentation du rapport N/P par rapport aux autres périodes
indiquant ainsi l'importance aussi d'un apport continu en phosphate provenant des émissaires
urbains.
Alors que les phosphates résistent au lessivage, les nitrates proviennent essentiellement des
terres agricoles particulièrement en période de forte précipitation.
Cette observation semble être confirmée par la situation complètement différente observée
juste après les fortes précipitations survenues en février 2003 (rapport N/P=9,68) (Figure
4.53, annexe 2). Ceci aurait entraîné un apport plus important en nitrate atténuant ainsi
l’excès de phosphate en augmentant la valeur du rapport N/P.
IL semble que les eaux de l'oued El-Harrach sont plus riches en phosphates que dans les eaux
apportées par d'autres oueds (Oued El Hamiz) (Chapitre III.b). Ainsi si on supprime le
niveau de surface de la station situé en face cet estuaire, qui subit l'influence directe de l'oued,
le rapport N/P (16,07) augmente en se rapprochant de la proportion moyenne dans laquelle se
trouvent ces deux éléments (Figure 4.54, annexe 2).
