LE CONCEPT GIZC : APPROCHE THEORIQUE
33
II.2.2.3. La participation :(d’une manière générale) ;
Est un thème d‘actualité, à la fois au niveau politique (de plus en plus de processus
participatifs sont mis en œuvre, à des échelles variées, et par des acteurs divers) mais aussi au
niveau scientifique (de nombreux travaux pluridisciplinaires se sont penchés sur ces
problématiques de gouvernance en milieu littoral). Elle s‘inscrit dans un contexte
d‘autonomie accrue des collectivités locales (notamment depuis les lois de décentralisation de
1992), mais aussi dans une certaine tendance à un retour au local, face à contexte politique et
économique de plus en plus mondialisé sur lequel le citoyen a très de moyens d‘agir et
d‘influer. En zone littorale, la participation s‘est vue offrir un nouvel envol avec la mise en
place des projets de Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC), concept qui a vu le jour au
Sommet de Rio en 1992 et qui s‘est implanté en France en 2004 sous l‘impulsion du Comité
Interministériel pour l‘Aménagement et le Développement du Territoire (CIADT), et qui
promeut l‘application à la zone littorale des principes de développement durable.
L‘intégration de la gouvernance dans tous les projets de GIZC (participation de tous les
acteurs concernés à la décision) en est une dimension essentielle. Reste à savoir si cette
demande accrue de participation est seulement conjoncturelle, répondant à la nécessité de
gérer des crises, ou réellement structurelle, comme une nouvelle manière d‘appréhender les
problématiques de la gestion littorale.
- Tout citoyen comme acteur de la participation ?
Si l‘on considère la participation comme le fait de « prendre part à », ne peut-on pas postuler
que tout citoyen est en réalité d‘emblée un acteur de la participation ?
Même un « non-choix », ou une absence de volonté de s‘engager dans des processus
participatifs ne dessinent-ils pas de toute façon un « prendre part à » ? Cette absence de
volonté peut avoir des conséquences majeures sur les évolutions du littoral, notamment dans
l‘évolution du trait de côte. Que penser ainsi d‘un riverain habitant au bord du littoral ou au
bord d‘une dune, qui n‘entretient pas sa propriété et qui laisse le littoral se dégrader ? Qu‘il le
veuille ou non, il est intégré dans ces processus d‘évolution du littoral. A défaut de parler ici
d‘une « gestion », on pourrait simplement parler d‘influence, ou d‘impact. Chaque
comportement est une action, et même la passivité est une forme d‘action parmi d‘autres.
Le concept de participation de la société en milieu littoral est certes à la mode, et propulsé sur
le devant de la scène par la mise de place de projets de GIZC, mais il est loin d‘être novateur.
Avant la GIZC, des acteurs locaux avaient déjà saisi l‘importance de l‘implication de la
société dans des projets d‘aménagement et de gestion du milieu littoral, et de la
réappropriation par la population locale de son propre espace, entre autres sur des critères
identitaires. Des expériences de participation plus anciennes en milieu littoral ont déjà eu lieu.
II.2.2.4. La Réglementation :
La gestion intégrée des littoraux est consacrée par le droit de l'environnement. Les textes
internationaux de référence soulignent l'importance de cette forme de gestion des espaces
côtiers: par exemple, Action 21, chapitre 17: "Protection des océans et de toutes les mers –y
33
II.2.2.3. La participation :(d’une manière générale) ;
Est un thème d‘actualité, à la fois au niveau politique (de plus en plus de processus
participatifs sont mis en œuvre, à des échelles variées, et par des acteurs divers) mais aussi au
niveau scientifique (de nombreux travaux pluridisciplinaires se sont penchés sur ces
problématiques de gouvernance en milieu littoral). Elle s‘inscrit dans un contexte
d‘autonomie accrue des collectivités locales (notamment depuis les lois de décentralisation de
1992), mais aussi dans une certaine tendance à un retour au local, face à contexte politique et
économique de plus en plus mondialisé sur lequel le citoyen a très de moyens d‘agir et
d‘influer. En zone littorale, la participation s‘est vue offrir un nouvel envol avec la mise en
place des projets de Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC), concept qui a vu le jour au
Sommet de Rio en 1992 et qui s‘est implanté en France en 2004 sous l‘impulsion du Comité
Interministériel pour l‘Aménagement et le Développement du Territoire (CIADT), et qui
promeut l‘application à la zone littorale des principes de développement durable.
L‘intégration de la gouvernance dans tous les projets de GIZC (participation de tous les
acteurs concernés à la décision) en est une dimension essentielle. Reste à savoir si cette
demande accrue de participation est seulement conjoncturelle, répondant à la nécessité de
gérer des crises, ou réellement structurelle, comme une nouvelle manière d‘appréhender les
problématiques de la gestion littorale.
- Tout citoyen comme acteur de la participation ?
Si l‘on considère la participation comme le fait de « prendre part à », ne peut-on pas postuler
que tout citoyen est en réalité d‘emblée un acteur de la participation ?
Même un « non-choix », ou une absence de volonté de s‘engager dans des processus
participatifs ne dessinent-ils pas de toute façon un « prendre part à » ? Cette absence de
volonté peut avoir des conséquences majeures sur les évolutions du littoral, notamment dans
l‘évolution du trait de côte. Que penser ainsi d‘un riverain habitant au bord du littoral ou au
bord d‘une dune, qui n‘entretient pas sa propriété et qui laisse le littoral se dégrader ? Qu‘il le
veuille ou non, il est intégré dans ces processus d‘évolution du littoral. A défaut de parler ici
d‘une « gestion », on pourrait simplement parler d‘influence, ou d‘impact. Chaque
comportement est une action, et même la passivité est une forme d‘action parmi d‘autres.
Le concept de participation de la société en milieu littoral est certes à la mode, et propulsé sur
le devant de la scène par la mise de place de projets de GIZC, mais il est loin d‘être novateur.
Avant la GIZC, des acteurs locaux avaient déjà saisi l‘importance de l‘implication de la
société dans des projets d‘aménagement et de gestion du milieu littoral, et de la
réappropriation par la population locale de son propre espace, entre autres sur des critères
identitaires. Des expériences de participation plus anciennes en milieu littoral ont déjà eu lieu.
II.2.2.4. La Réglementation :
La gestion intégrée des littoraux est consacrée par le droit de l'environnement. Les textes
internationaux de référence soulignent l'importance de cette forme de gestion des espaces
côtiers: par exemple, Action 21, chapitre 17: "Protection des océans et de toutes les mers –y
