Chapitre I
Généralités
12
pauvre, réduit aux Copépodes, Cladocères, Dinoflagellés, Acanthaires, aux rares stades
larvaires de Crustacés et à quelques Cténophores pérennants. Le plancton devient de plus en
plus abondant et varie a partir du mois d'Octobre, avec la température décennale moyenne de
19,4°C et atteint son maximum pendant les mois les plus froids, c'est-à-dire en Décembre
avec 14,5°, Janvier 13,5°, Février 12,8°, Mars 13° et Avril 14°. Ainsi, dès que la température
dépasse 20°C le plancton de surface s'appauvrit et devient presque uniforme. Le plancton
présente ainsi des variations saisonnières en rapport étroit avec la température; sa plus grande
abondance se situe aux environs de 13 à 14°C et coïncide presque entièrement avec la
température des couches profondes de la Méditerranée, laquelle est d'environ de 13°C dans
ses plus grandes profondeurs explorées (13,1°C à 4200 m). Cette action, en quelque sorte
nocive, de la température a été mise en évidence expérimentalement également par Rose
(1926), qui a constaté que la température de 20°C provoque une descente rapide du plancton
vers le fond du récipient qui le contient. (in Trégouboff. G, Rose. M., 1957)
I.5.4. Nourriture
Le facteur important qui influe sur la richesse du plancton est la nourriture, laquelle doit se
trouver nécessairement dans la mer sous des formes qui puissent convenir à tous les
planctontes quelles que soient les modalités de leur nutrition. Or, les divers sels minéraux
dissous dans la mer ne sont pas assimilables, tels quels, pour la plus grande partie des
éléments du plancton. Ici interviennent, en premier lieu, dans l'économie générale de la mer,
les diverses Bactéries marines, dites « chémio-synthétiques », lesquelles, en réalisant diverses
réactions chimiques, sont capables de se nourrir directement de certains sels minéraux entrant
dans la composition de l'eau de mer. Elles apparaissent ainsi comme les premiers « mangeurs
» marins, les protophages, et sont, en conséquence, autotrophes. Sont autotrophes
également les
éléments du phytoplancton, pourvus de chromoplastes, réalisant la
photosynthèse, et qui peuvent assimiler en même temps, à l'aide de la lumière et de leurs
pigments, les diverses matières se trouvant en suspension dans la mer. Confinés
principalement dans la zone polyphote, désignée pour cette raison sous le nom de «pâturage»
marin, ils apparaissent ainsi, avec les Bactéries, comme des « producteurs » de la nourriture
primordiale pour tous les autres organismes marins, qui, eux, sont des consommateurs
hétérotrophes à divers degrés.
De cet énoncé schématique du mécanisme de la production de la nourriture dans la mer, il
ressort qu'une grande partie des planctontes est tributaire du phytoplancton, que leur
abondance, leurs distributions et variations sont en rapport étroit avec celles de ce dernier. Or,
Généralités
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pauvre, réduit aux Copépodes, Cladocères, Dinoflagellés, Acanthaires, aux rares stades
larvaires de Crustacés et à quelques Cténophores pérennants. Le plancton devient de plus en
plus abondant et varie a partir du mois d'Octobre, avec la température décennale moyenne de
19,4°C et atteint son maximum pendant les mois les plus froids, c'est-à-dire en Décembre
avec 14,5°, Janvier 13,5°, Février 12,8°, Mars 13° et Avril 14°. Ainsi, dès que la température
dépasse 20°C le plancton de surface s'appauvrit et devient presque uniforme. Le plancton
présente ainsi des variations saisonnières en rapport étroit avec la température; sa plus grande
abondance se situe aux environs de 13 à 14°C et coïncide presque entièrement avec la
température des couches profondes de la Méditerranée, laquelle est d'environ de 13°C dans
ses plus grandes profondeurs explorées (13,1°C à 4200 m). Cette action, en quelque sorte
nocive, de la température a été mise en évidence expérimentalement également par Rose
(1926), qui a constaté que la température de 20°C provoque une descente rapide du plancton
vers le fond du récipient qui le contient. (in Trégouboff. G, Rose. M., 1957)
I.5.4. Nourriture
Le facteur important qui influe sur la richesse du plancton est la nourriture, laquelle doit se
trouver nécessairement dans la mer sous des formes qui puissent convenir à tous les
planctontes quelles que soient les modalités de leur nutrition. Or, les divers sels minéraux
dissous dans la mer ne sont pas assimilables, tels quels, pour la plus grande partie des
éléments du plancton. Ici interviennent, en premier lieu, dans l'économie générale de la mer,
les diverses Bactéries marines, dites « chémio-synthétiques », lesquelles, en réalisant diverses
réactions chimiques, sont capables de se nourrir directement de certains sels minéraux entrant
dans la composition de l'eau de mer. Elles apparaissent ainsi comme les premiers « mangeurs
» marins, les protophages, et sont, en conséquence, autotrophes. Sont autotrophes
également les
éléments du phytoplancton, pourvus de chromoplastes, réalisant la
photosynthèse, et qui peuvent assimiler en même temps, à l'aide de la lumière et de leurs
pigments, les diverses matières se trouvant en suspension dans la mer. Confinés
principalement dans la zone polyphote, désignée pour cette raison sous le nom de «pâturage»
marin, ils apparaissent ainsi, avec les Bactéries, comme des « producteurs » de la nourriture
primordiale pour tous les autres organismes marins, qui, eux, sont des consommateurs
hétérotrophes à divers degrés.
De cet énoncé schématique du mécanisme de la production de la nourriture dans la mer, il
ressort qu'une grande partie des planctontes est tributaire du phytoplancton, que leur
abondance, leurs distributions et variations sont en rapport étroit avec celles de ce dernier. Or,
