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morphologique de R. brachyura est certaine, puisqu’elle isole ses représentants de ceux de R.
asterias à partir de la biométrie. L’observation d’un grand nombre d’individus de R. clavata
confirme la discontinuité morphologique des individus au sein de cette dernière. Nos observations
ont permis de décrire un polymorphisme très important chez la raie bouclée, aussi bien au niveau de
l’absence/présence de boucles que de la forme et de la taille de ces boucles, leur répartition sur le
disque ainsi que la livrée. L’analyse des données morphométriques a permis d’isoler également les
deux catégories morphologiques de R. clavata.
Ces résultats complètent l’étude classique de l’aspect morphologique. Ils confirment également les
affirmations de Fisher & al (1987) et de Dieuzeide et al (1953) qui mentionnent l’existence d’une
similitude morphologique entre des espèces différentes : R. asterias (les jeunes surtout), R.
brachyura, R. montagui et R. clavata sans boucles. Les démarches effectuées sont intéressantes à
plus d’un titre. Elles ont permis de comparer en même temps cinq espèces présentant des affinités,
et des individus différents au sein de chacune de ces espèces. L’analyse a porté sur des matrices de
l’ordre de 207i * 12v pour l’ACP. Ces méthodes ont également permis la détermination de
descripteurs nouveaux qui peuvent concrétiser les frontières entre les groupes difficiles à séparer.
Ces caractères, qui gagneront à être quantifiés au cours d’une étude ultérieure, se retrouvent surtout
au niveau du museau (PN, PB, PO, LAM) et de la tête (IO et LAD).
Il serait aisé de distinguer R. asterias de R. brachyura à partir de la largeur du museau en avant
(LAM) et en arrière (LAD) des yeux. L’espace entre les nageoires dorsales (LD1 – LD2) permet de
différencier les deux catégories de R. clavata .
Dieuzeide et al (1953) signalent que Raja clavata présente une grande hétérogénéité entre les
individus. En fait, il existe deux sous-populations : Raja clavata avec boucles et Raja clavata sans
boucles. Nous avons complété l’étude morphologique de cette raie avec un plus grand effectif et en
considérant deux caractères nouveaux (LAM et LAD). Une raie dépourvue de boucles dans la
population de R. clavata, présentant ou ne présentant pas un pédoncule caudal annelé, devrait être
élevée au rang d'espèce, les modèles d’analyse multidimensionnelle plaidant pour ce fait. Le dos de
ces individus lisses est parfois parsemé de points, ce qui les confond avec les espèces ornées de
points comme R. asterias, R. brachyura et R. montagui. Une similitude prononcée entre certaines
formes jeunes de Raja brachyura et Raja asterias peut entraîner des confusions dans leur
détermination. L'existence d'une discontinuité morphologique entre les mâles et les femelles chez
Raja brachyura indique l’existence d’un dimorphisme sexuel relatif à la coloration.
L'étude morphométrique, a permis de compléter l'étude morphologique des 4 espèces étudiées.
Raja clavata montre une grande variabilité morphologique confirmée par l'analyse en composantes
morphologique de R. brachyura est certaine, puisqu’elle isole ses représentants de ceux de R.
asterias à partir de la biométrie. L’observation d’un grand nombre d’individus de R. clavata
confirme la discontinuité morphologique des individus au sein de cette dernière. Nos observations
ont permis de décrire un polymorphisme très important chez la raie bouclée, aussi bien au niveau de
l’absence/présence de boucles que de la forme et de la taille de ces boucles, leur répartition sur le
disque ainsi que la livrée. L’analyse des données morphométriques a permis d’isoler également les
deux catégories morphologiques de R. clavata.
Ces résultats complètent l’étude classique de l’aspect morphologique. Ils confirment également les
affirmations de Fisher & al (1987) et de Dieuzeide et al (1953) qui mentionnent l’existence d’une
similitude morphologique entre des espèces différentes : R. asterias (les jeunes surtout), R.
brachyura, R. montagui et R. clavata sans boucles. Les démarches effectuées sont intéressantes à
plus d’un titre. Elles ont permis de comparer en même temps cinq espèces présentant des affinités,
et des individus différents au sein de chacune de ces espèces. L’analyse a porté sur des matrices de
l’ordre de 207i * 12v pour l’ACP. Ces méthodes ont également permis la détermination de
descripteurs nouveaux qui peuvent concrétiser les frontières entre les groupes difficiles à séparer.
Ces caractères, qui gagneront à être quantifiés au cours d’une étude ultérieure, se retrouvent surtout
au niveau du museau (PN, PB, PO, LAM) et de la tête (IO et LAD).
Il serait aisé de distinguer R. asterias de R. brachyura à partir de la largeur du museau en avant
(LAM) et en arrière (LAD) des yeux. L’espace entre les nageoires dorsales (LD1 – LD2) permet de
différencier les deux catégories de R. clavata .
Dieuzeide et al (1953) signalent que Raja clavata présente une grande hétérogénéité entre les
individus. En fait, il existe deux sous-populations : Raja clavata avec boucles et Raja clavata sans
boucles. Nous avons complété l’étude morphologique de cette raie avec un plus grand effectif et en
considérant deux caractères nouveaux (LAM et LAD). Une raie dépourvue de boucles dans la
population de R. clavata, présentant ou ne présentant pas un pédoncule caudal annelé, devrait être
élevée au rang d'espèce, les modèles d’analyse multidimensionnelle plaidant pour ce fait. Le dos de
ces individus lisses est parfois parsemé de points, ce qui les confond avec les espèces ornées de
points comme R. asterias, R. brachyura et R. montagui. Une similitude prononcée entre certaines
formes jeunes de Raja brachyura et Raja asterias peut entraîner des confusions dans leur
détermination. L'existence d'une discontinuité morphologique entre les mâles et les femelles chez
Raja brachyura indique l’existence d’un dimorphisme sexuel relatif à la coloration.
L'étude morphométrique, a permis de compléter l'étude morphologique des 4 espèces étudiées.
Raja clavata montre une grande variabilité morphologique confirmée par l'analyse en composantes
