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Une analyse, après élimination de l’espèce I, permet de confirmer les résultats obtenus par
l’analyse précédente. Les résultats consignés dans les tableaux 8 et 9, illustrés par les figures 4 et 5
(annexe I) montrent la différence morphométrique existant entre les mâles et les femelles des
populations II et V; de plus, les mâles de R. brachyura et les femelles de R. montagui présentent
une similitude morphométrique que l’on retrouve aussi entre les femelles de R. brachyura et les
mâles de R. montagui. Cette dernière partie du travail, confirme l’existence de R. brachyura le long
de nos côtes, contrairement à Dieuzeide et al (1953) qui la mentionnaient comme rare : l’ACP, la
reconnaissant parmi des individus de R. asterias, indique que nos observations morphométiques
correspondent aux observations morphologiques. Il est probable qu’une confusion a eu lieu pour
certains individus, les plus jeunes. R. brachyura faut-il le rappeler, a longtemps été identifiée
comme R. asterias : l’analyse a permis dans ce travail de lever le doute.
Les résultats de la comparaison des populations I et IV sont consignés dans l’annexe I (tableaux 10
et 11, fig.6). Les représentants de R. clavata sans boucles peuvent se confondre avec ceux de R.
asterias en l’absence de bandes transversales claires et sombres sur le pédoncule caudal. Une ACP
permet de mettre en évidence les caractères qui rapprochent ces deux unités taxonomiques. Il s’agit
relativement de la longueur du disque (DD), du pédoncule caudal (LQ), des distances prédorsales
(LD1, LD2) et pré anales (PA). Ceux qui les différencient se situent au niveau de la tête (LAD ; IO)
et du museau (LAM ; PN).
3.3. Analyse intraspécifique.
Cette étude est menée afin de lever le doute qui règne au sein de la population de R. clavata qui
présente deux catégories : R. clavata avec boucles (III) et R. clavata sans boucles (IV). La
littérature mentionne que seule cette raie possède un pédoncule caudal alterné de bandes claires et
sombres. Ce caractère a été relevé sur l’ensemble de nos 82 observations : 54 individus présentaient
des boucles et 28 en étaient complètement dépourvus (le constat était établi après un examen
minutieux de la face dorsale, de la face ventrale ainsi que du pédoncule caudal). La problématique,
relative à la signification de ces deux catégories au sein d’une même espèce, est soumise à une
analyse intraspécifique des données morphométriques. L’étude interspécifique a montré la nette
séparation morphométrique de III et de IV. La partie suivante se propose de mener une étude plus
fine au sein de l’espèce R. clavata.
L’analyse est effectuée à partir de 82 individus en ligne et des 12 variables en colonnes. Le calcul
des valeurs propres permet de considérer trois axes, qui expliquent près de 90% de la variance totale
(tab. 14).
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