- 87 -
2. Le genre Centrophorus
2.1. Statut taxonomique
Il existe plusieurs espèces de ce genre en Méditerranée et en Atlantique (Cadenat et Blache,
1981): Centrophorus granulosus, C. uyato, C. squamosus (Bonnaterre, 1788) et C. lusitanicus.
Seules les deux premières espèces sont signalées en Méditerranée (Fischer et al, 1987).
De nombreux auteurs (Dieuzeide, 1953 ; Bauchot et Pras, 1980 ; Cadenat et Blache, 1981 ;
Fischer et al 1987 ; Van Grevelynghe et al, 1999) proposent des caractères morphologiques
permettant d’identifier les espèces du genre Centrophorus. Les représentants de ce genre ne font pas
l’unanimité dans la littérature ichthyologique au sujet de leur
position spécifique encore mal définie. Les critères de
diagnose généralement utilisés pour distinguer C. lusitanicus
de C. squamosus ne sont pas suffisants et on considère que C.
uyato est la forme juvénile de C. granulosus (Capapé, 1985).
Cadenat et Blache (1981) ne parlent pas d’espèces à part
entière mais de formes : Centrophorus ‘forme’ granulosus,
C. ‘forme‘ uyato et C. ‘forme’ lusitanicus.
D’autres auteurs (Dieuzeide et al, 1953 ; Bauchot et Pras, 1980) notent que C. granulosus présente
au niveau des nageoires pectorales un angle interne allongé qui s’étend jusqu’à la fin de l’épine de
la première nageoire dorsale mais ce critère caractérise également C. uyato (Fischer et al, 1987 ;
Van Grevelynghe et al. 1999) et C. lusitanicus. Chez C. squamosus l’extrémité libre de la pectorale
ne dépasse pas l’origine de la première épine dorsale (Cadenat et Blache, 1981).
2.2. Nouvelle description des espèces du genre Centrophorus
Dans cette étude nous proposons une nouvelle description des
espèces du genre Centrophorus fondée sur des individus de
tailles diverses et des deux sexes capturés dans le bassin algérien.
Cette description repose sur un ensemble de caractères
morphologiques et biométriques.
Il convient de remarquer la présence d’individus de cette unité
taxonomique opérationnelle qui se distinguent par un angle
interne des pectorales non prolongé en pointe effilée, légèrement
arrondi et ne dépassant pas l’origine de la première nageoire
dorsale. De nombreuses observations ont permis de confirmer
l’existence de ce caractère sur un certain nombre d’individus.
Cependant cet angle interne non effilé, et arrondi ne se trouve
C. lusitanicus
C. squamosus
Précédent

Les Sélaciens de la côte algérienne, biosystématique des requins et les raies - 116/390

Suivant