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Le poids éviscéré approximatif (en kg) que peut atteindre un individu dans l’espèce ou dans la
famille est mentionné à titre indicatif, en gras dans le tableau 3.
Ces populations sont capturées actuellement le long des côtes algériennes (tab. 3), alors que 17
espèces (surtout démersales) ont été signalées par Lalami (1971) et 28 par Dieuzeide et al (1953).
La comparaison des deux listes dressées en l’espace d’un demi-siècle, permet de constater que
certaines espèces nouvelles de la famille des Carcharinidae sont apparues sur nos côtes (Hemida et
al, 2002) alors que seul Carcharhinus plumbeus était signalé comme espèce côtière rare dans les
eaux algériennes. Certaines espèces ont complètement disparu (Sphyrna tudes Valenciennes, 1822)
ou tendent à disparaître comme Sphyrna zygaena (Linnaeus, 1758) et Carcharodon carcharias
(Linnaeus, 1758). Ce phénomène concerne surtout les requins pélagiques.
La présence de Mustelus asterias (Cloquet, 1821) et d’Alopias superciliosus reste douteuse en
raison des ambiguïtés que présente leur identification. Les grands traités d’ichtyologie consacrés à
l’étude systématique des Triakidae, considèrent qu’en Méditerranée (Capapé, 1974), le genre
Mustelus n’est représenté que par deux espèces : Mustelus mustelus et M. asterias. En Atlantique,
par contre, Bigelow et Schroeder (1948), Wheeler (1969) etc… signalent la présence d’une 3
e
espèce Mustelus punctulatus (Risso, 1826). D’autre part une grande confusion règne dans la
taxinomie de Mustelus mustelus et M. asterias nommés indifféremment par l’un ou l’autre de ces
binômes.
Quignard et Capapé (1972) ont entrepris la révision du genre Mustelus et abouti à la création d’une
autre espèce Mustelus mediterraneus, voisine de M. mustelus et M. asterias, mais présentant des
caractères morphologiques, métriques et méristiques différents. En effet il a été relevé de grandes
diversités concernant la forme des dents et des scutelles, la position de la nageoire dorsale et le
nombre des dents et de vertèbres.
Il convient de remarquer la très récente capture de Echinorhinus brucus (Bonnaterre, 1788), un
squaliforme, qui n’a pas été signalé en Méditerranée, depuis plus de 50 ans (Hemida et Capapé,
2002).
On notera également la raréfaction du requin pèlerin Cetorhinus maximus ; ce requin est d’ailleurs
classé par certaines organisations internationales (IUCN, 2002) comme espèce en voie de
disparition.
Des photos mises à notre disposition par les pêcheurs laissent supposer l’existence de Lamna
nasus, décrite par Dieuzeide et al (1953) et Lalami (1971). La liste dressée par nos soins est encore
loin d’être exhaustive.
Quelques espèces pourraient figurer dans l’inventaire dans un futur proche, comme Odontaspis
taurus, déjà mentionné par les chercheurs de Castiglione (Dieuzeide et al, 1953) et signalé au large
des côtes du Liban par certains auteurs.
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