Premier chapitre
Généralités
3
1.4- Matières en suspension
En plus des substances dissoutes, l’eau de mer contient des matières en suspension de toutes
tailles et de toutes formes, minérales ou organiques, vivantes ou détritiques de nature soit
biogénique (bactéries, phytoplancton, zooplancton, poisson), soit terrigène (apports fluviaux,
produit de l'érosion des côtes, détritus déversés par l'homme) soit éolienne (particules
transportés par les courants atmosphériques et tombant dans la mer, soit enfin météorique
(IVANOFF, 1972). Cette définition très large et au sens strict, celle du matériel particulaire
dont les matières en suspension (MES ou Seston) représentent la fraction entraînée par les
mouvements des eaux.
L’excès de la turbidité a un effet néfaste sur l’activité de pompage et de filtration des
mollusques, car ces derniers dépensent plus d’énergie pour l’éliminer sous forme de
pseudoféces (DELTREIL et al, 1974 in MASSAOUDI et CHABLAOUI, 2007).
2- Paramètres chimiques
Tous les éléments chimiques peuvent être décelés dans l’eau de mer mais évidemment à des
concentrations très différentes. Parmi les 90 éléments naturels, 73 peuvent être détectés à
l’aide des techniques classiques de la chimie analytique. Les autres nécessitent des méthodes
physiques plus fines et sont considérés comme éléments de traces (KORNPROBEST, 2005
in MASSAOUDI et CHABLAOUI, 2007).
2.1- Oxygène dissous
L’oxygène est un gaz qui conditionne de nombreux phénomènes, tant biologiques que
chimiques et notamment de corrosion. Ses concentrations dans l’eau de mer présentent de
nombreuses variations selon l’endroit, la profondeur, la saison. Ceci s’explique par les
différentes origines de l’oxygène dissous (atmosphère ou phénomènes biologiques)
(ANONYME, 1993). La teneur en oxygène varie en fonction de la température et de la
salinité. Elle dépend aussi des processus purement biologiques tel que la production
d’oxygène par les végétaux autotrophes (TOUAHRIA, 2003 in MESSAOUDI et
CHABLAOUI, 2007). C’est le plus important des gaz en ce qui concerne la vie des animaux.
Sa raréfaction ou une chute brutale de sa pression partielle peut entraîner la mort de nombreux
mollusques (DELTREIL et al, 1974 in MASSAOUDI et CHABLAOUI, 2007).
Cependant la qualité requise des eaux conchylicoles selon la réglementation européenne doit
être supérieur ou égal a 70 % environ 4 à 5 mg/l (valeur moyenne). Selon GAUJONS (1995).
L’oxygène dissous dans l’eau est mesurable par méthode chimique ou électrochimique
(sonde).
2.2- Azote ammoniacal
L’azote minéral se trouve sous les formes ammoniacale, nitreuse et surtout nitrique dans l’eau
de mer ; il peut être absorbé sous ces trois formes par le phytoplancton (LEMEE et
GEORGES, 1978 in MASSAOUDI et CHABLAOUI, 2007). Dans l’eau, l’azote réduit
soluble se retrouve sous deux formes : L’ion ammonium (NH 4
+ ) et la forme non dissociée
communément appelée ammoniaque (NH 3 ), ces deux formes traduisent un équilibre acidobasique. L’ammoniaque stimule les poussées planctoniques (GAUJONS, 1995). Dans les
eaux naturelles la détection d’ammoniac en grandes quantités est un critère de pollution
(DUSSART, 1966).
Généralités
3
1.4- Matières en suspension
En plus des substances dissoutes, l’eau de mer contient des matières en suspension de toutes
tailles et de toutes formes, minérales ou organiques, vivantes ou détritiques de nature soit
biogénique (bactéries, phytoplancton, zooplancton, poisson), soit terrigène (apports fluviaux,
produit de l'érosion des côtes, détritus déversés par l'homme) soit éolienne (particules
transportés par les courants atmosphériques et tombant dans la mer, soit enfin météorique
(IVANOFF, 1972). Cette définition très large et au sens strict, celle du matériel particulaire
dont les matières en suspension (MES ou Seston) représentent la fraction entraînée par les
mouvements des eaux.
L’excès de la turbidité a un effet néfaste sur l’activité de pompage et de filtration des
mollusques, car ces derniers dépensent plus d’énergie pour l’éliminer sous forme de
pseudoféces (DELTREIL et al, 1974 in MASSAOUDI et CHABLAOUI, 2007).
2- Paramètres chimiques
Tous les éléments chimiques peuvent être décelés dans l’eau de mer mais évidemment à des
concentrations très différentes. Parmi les 90 éléments naturels, 73 peuvent être détectés à
l’aide des techniques classiques de la chimie analytique. Les autres nécessitent des méthodes
physiques plus fines et sont considérés comme éléments de traces (KORNPROBEST, 2005
in MASSAOUDI et CHABLAOUI, 2007).
2.1- Oxygène dissous
L’oxygène est un gaz qui conditionne de nombreux phénomènes, tant biologiques que
chimiques et notamment de corrosion. Ses concentrations dans l’eau de mer présentent de
nombreuses variations selon l’endroit, la profondeur, la saison. Ceci s’explique par les
différentes origines de l’oxygène dissous (atmosphère ou phénomènes biologiques)
(ANONYME, 1993). La teneur en oxygène varie en fonction de la température et de la
salinité. Elle dépend aussi des processus purement biologiques tel que la production
d’oxygène par les végétaux autotrophes (TOUAHRIA, 2003 in MESSAOUDI et
CHABLAOUI, 2007). C’est le plus important des gaz en ce qui concerne la vie des animaux.
Sa raréfaction ou une chute brutale de sa pression partielle peut entraîner la mort de nombreux
mollusques (DELTREIL et al, 1974 in MASSAOUDI et CHABLAOUI, 2007).
Cependant la qualité requise des eaux conchylicoles selon la réglementation européenne doit
être supérieur ou égal a 70 % environ 4 à 5 mg/l (valeur moyenne). Selon GAUJONS (1995).
L’oxygène dissous dans l’eau est mesurable par méthode chimique ou électrochimique
(sonde).
2.2- Azote ammoniacal
L’azote minéral se trouve sous les formes ammoniacale, nitreuse et surtout nitrique dans l’eau
de mer ; il peut être absorbé sous ces trois formes par le phytoplancton (LEMEE et
GEORGES, 1978 in MASSAOUDI et CHABLAOUI, 2007). Dans l’eau, l’azote réduit
soluble se retrouve sous deux formes : L’ion ammonium (NH 4
+ ) et la forme non dissociée
communément appelée ammoniaque (NH 3 ), ces deux formes traduisent un équilibre acidobasique. L’ammoniaque stimule les poussées planctoniques (GAUJONS, 1995). Dans les
eaux naturelles la détection d’ammoniac en grandes quantités est un critère de pollution
(DUSSART, 1966).
