Chapitre 1: Généralités
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mise en évidence dès 1946 par Zobell. Depuis cette date le nombre d’espèces bactériennes
identifiées possédant cette propriété n’a cessé d’augmenter. En se basant sur la fréquence
d’isolement, les genres bactériens prédominants sont Pseudomonas, Acinetobacter,
Alcaligènes, Vibro, Flavobacterium, Achromobacter, Micrococcus, Corynebacteria, et
Nocardia.
L’activité humaine, au travers des multiples sources de pollution et par la mondialisation des
déplacements, favorise l’apparition de nouvelles souches aptes à la dégradation des
hydrocarbures. Ainsi, même si les conditions de température, aération, PH, toxicité ou
nutriments sont défavorables, une dépollution intrinsèque reste possible avec une efficacité
amoindrie.
La capacité de se développer sur les hydrocarbures ne se limite pas uniquement aux bactéries,
certains sites contaminés contiennent également de nombreux champignons et levures capables
de les dégrader. Signalons enfin que certaines micro-algues sont capables d’attaquer les
hydrocarbures, citons l’exemple de Protatheca zopfii qui dégrade 40 % du pétrole brut.
Cependant parmi les microorganismes aptes à se développer sur les hydrocarbures, les bactéries
restent qualitativement et quantitativement prépondérantes pour métaboliser ces substrats
(Soltani, 2004).
- Les capacités de dégradation en milieu marin
Il est bien connu que la sensibilité vis-à-vis de la biodégradation varie beaucoup d’un
hydrocarbure à l’autre. Dans le cas d’un pétrole brut, on peut faire la classification suivante en
terme de sensibilité décroissante : n-alcanes > iso-alcanes peu substitués > aromatiques de faible
poids moléculaire > alcanes cycliques, les plus faibles vitesses de biodégradation, étant
observées avec les aromatiques de haut poids moléculaire et les composés polaires du pétrole
(asphaltènes et les résines).
La grande règle générale que l’on peut donner avec les pétroles bruts est que les huiles contenant
une forte proportion d’asphaltènes, de résines et des hydrocarbures polyaromatiques se
dégradent moins bien que celles qui contiennent une forte proportion de composés saturés et de
hydrocarbures polyaromatiques (Vandecasteele, 2005).
- Pénétration des hydrocarbures dans la chaîne alimentaire
Les hydrocarbures sont assimilés en quantité très faible sur les premiers niveaux
trophiques, puis progressivement concentrés à chaque niveau, les composés pétroliers sont
transmis en dose finalement importante à l’alimentation des espèces supérieurs. C’est par des
apports nutritionnels que les produits polluants peuvent atteindre l’homme, dernier maillon de
la chaîne alimentaire (Carsin, 1998 in El Khil, 2003).
Ces hydrocarbures sont absorbés directement par les organismes vivants ou par l’intermédiaire
d’une alimentation contaminée. Après ingestion, ils peuvent être stockés, métabolisés ou
excrétés (Ramade, 1995 in Ait Abbas et Lauani, 2002). En effet, les hydrocarbures
aromatiques et paraffiniques seront dégradés par les poissons et par certains invertébrés marins
tels que les copépodes en s’accumulant généralement dans les zones riches en lipides endogènes
(in Ait Abbas et Lauani, 2002).
La capture d’hydrocarbures par les phytoplanctons tels que Chaetoceros Simpex Calcitrans est
souvent suivie d’une dégradation rapide. Par contre, chez certaines espèces, l’élimination de
ces composés organiques est impossible (In Ait Abbas et Lauani, 2002).
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mise en évidence dès 1946 par Zobell. Depuis cette date le nombre d’espèces bactériennes
identifiées possédant cette propriété n’a cessé d’augmenter. En se basant sur la fréquence
d’isolement, les genres bactériens prédominants sont Pseudomonas, Acinetobacter,
Alcaligènes, Vibro, Flavobacterium, Achromobacter, Micrococcus, Corynebacteria, et
Nocardia.
L’activité humaine, au travers des multiples sources de pollution et par la mondialisation des
déplacements, favorise l’apparition de nouvelles souches aptes à la dégradation des
hydrocarbures. Ainsi, même si les conditions de température, aération, PH, toxicité ou
nutriments sont défavorables, une dépollution intrinsèque reste possible avec une efficacité
amoindrie.
La capacité de se développer sur les hydrocarbures ne se limite pas uniquement aux bactéries,
certains sites contaminés contiennent également de nombreux champignons et levures capables
de les dégrader. Signalons enfin que certaines micro-algues sont capables d’attaquer les
hydrocarbures, citons l’exemple de Protatheca zopfii qui dégrade 40 % du pétrole brut.
Cependant parmi les microorganismes aptes à se développer sur les hydrocarbures, les bactéries
restent qualitativement et quantitativement prépondérantes pour métaboliser ces substrats
(Soltani, 2004).
- Les capacités de dégradation en milieu marin
Il est bien connu que la sensibilité vis-à-vis de la biodégradation varie beaucoup d’un
hydrocarbure à l’autre. Dans le cas d’un pétrole brut, on peut faire la classification suivante en
terme de sensibilité décroissante : n-alcanes > iso-alcanes peu substitués > aromatiques de faible
poids moléculaire > alcanes cycliques, les plus faibles vitesses de biodégradation, étant
observées avec les aromatiques de haut poids moléculaire et les composés polaires du pétrole
(asphaltènes et les résines).
La grande règle générale que l’on peut donner avec les pétroles bruts est que les huiles contenant
une forte proportion d’asphaltènes, de résines et des hydrocarbures polyaromatiques se
dégradent moins bien que celles qui contiennent une forte proportion de composés saturés et de
hydrocarbures polyaromatiques (Vandecasteele, 2005).
- Pénétration des hydrocarbures dans la chaîne alimentaire
Les hydrocarbures sont assimilés en quantité très faible sur les premiers niveaux
trophiques, puis progressivement concentrés à chaque niveau, les composés pétroliers sont
transmis en dose finalement importante à l’alimentation des espèces supérieurs. C’est par des
apports nutritionnels que les produits polluants peuvent atteindre l’homme, dernier maillon de
la chaîne alimentaire (Carsin, 1998 in El Khil, 2003).
Ces hydrocarbures sont absorbés directement par les organismes vivants ou par l’intermédiaire
d’une alimentation contaminée. Après ingestion, ils peuvent être stockés, métabolisés ou
excrétés (Ramade, 1995 in Ait Abbas et Lauani, 2002). En effet, les hydrocarbures
aromatiques et paraffiniques seront dégradés par les poissons et par certains invertébrés marins
tels que les copépodes en s’accumulant généralement dans les zones riches en lipides endogènes
(in Ait Abbas et Lauani, 2002).
La capture d’hydrocarbures par les phytoplanctons tels que Chaetoceros Simpex Calcitrans est
souvent suivie d’une dégradation rapide. Par contre, chez certaines espèces, l’élimination de
ces composés organiques est impossible (In Ait Abbas et Lauani, 2002).
