Chapitre 1: Généralités
[25]
4.5.8 Tension de vapeur
Les vapeurs d’hydrocarbures exercent dans une enceinte fermée, une pression déterminée
et constante pour chaque température. C’est ce qu’on appelle « Tension de vapeur ». Elle
augmente
rapidement
avec
la
température.
Lorsque la température est stable, l’évaporation de liquide cesse dès que la tension de vapeur
est atteinte (Lescole ,2002).
4.5.9 Solubilité
Les hydrocarbures aromatiques sont les plus solubles, ce qui accentue leur toxicité
(Lacaze, 1980 in Ait Abbas et Lauani, 2002).
4.6 Comportement et devenir des hydrocarbures en mer
Au cours d’un versement de pétrole dans l’environnement marin, la plupart des
composants pétroliers se répandent immédiatement en une couche mince, continue et très
dispersée à l’interface atmosphère-océan, et ceci en raison de la pesanteur et de la tension
superficielle associées au mouvement des vagues, au vent et aux courants. Pendant la formation
de ces films ou de ces nappes à l’interface atmosphère-océan, les pétroles bruts tendent à subir
une dispersion, une sédimentation et une émulsification en « mousses au chocolat ». Il s’agit
des premières étapes de la dégradation. Durant ces dernières années, la communauté
scientifique a accordé une attention accrue à ce phénomène d’altération (Laseter, 1981).
Selon Raoul-Duval et al (2005), on peut classer ces processus en deux classes : processus
d’évolution à court et moyen terme, et processus d’évolution à long terme.
- Les processus à court et moyen terme : vont débuter dès le déversement du pétrole
et ne dure qu’une pendant une courte période.
- Les processus d’évolution à long terme : le pétrole déversé commence à subir
d’autres transformations physiques et modifications chimiques qui vont durer dans le temps,
pour aboutir, à terme, à sa disparition complète (Raoul-Duval et al, 2005).
4.6.1 Evaporation
Ce phénomène touche les fractions de faible poids moléculaire et dépend des conditions
atmosphériques (vent, vagues, température,…). Les hydrocarbures les plus légers, ayant de 4 à
12 atomes de carbone, qui représentent généralement près de 50 % des hydrocarbures totaux
d’un brut moyen, sont éliminés rapidement dès les premiers jours, pouvant conduire à une
pollution de l’atmosphère (Soltani, 2004).
Le taux d’évaporation dépend en premier lieu de la volatilité des différentes fractions de
l’hydrocarbure mais également d’autres facteurs, tels que la quantité déversée, les températures
de l’eau et de l’air, l’agitation du plan d’eau, le vent et le taux d’étalement de la nappe (Le
CEDRE, 2009).
4.6.2 Sédimentation
La sédimentation est le passage du pétrole de la surface vers le fond. Elle se réalise lorsque
la densité de l’hydrocarbure dépasse celle de l’eau .La sédimentation conduit à la constitution
d’agrégats de haute densité difficilement dégradable par voie naturelle (in Koroghli, 2010).
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4.5.8 Tension de vapeur
Les vapeurs d’hydrocarbures exercent dans une enceinte fermée, une pression déterminée
et constante pour chaque température. C’est ce qu’on appelle « Tension de vapeur ». Elle
augmente
rapidement
avec
la
température.
Lorsque la température est stable, l’évaporation de liquide cesse dès que la tension de vapeur
est atteinte (Lescole ,2002).
4.5.9 Solubilité
Les hydrocarbures aromatiques sont les plus solubles, ce qui accentue leur toxicité
(Lacaze, 1980 in Ait Abbas et Lauani, 2002).
4.6 Comportement et devenir des hydrocarbures en mer
Au cours d’un versement de pétrole dans l’environnement marin, la plupart des
composants pétroliers se répandent immédiatement en une couche mince, continue et très
dispersée à l’interface atmosphère-océan, et ceci en raison de la pesanteur et de la tension
superficielle associées au mouvement des vagues, au vent et aux courants. Pendant la formation
de ces films ou de ces nappes à l’interface atmosphère-océan, les pétroles bruts tendent à subir
une dispersion, une sédimentation et une émulsification en « mousses au chocolat ». Il s’agit
des premières étapes de la dégradation. Durant ces dernières années, la communauté
scientifique a accordé une attention accrue à ce phénomène d’altération (Laseter, 1981).
Selon Raoul-Duval et al (2005), on peut classer ces processus en deux classes : processus
d’évolution à court et moyen terme, et processus d’évolution à long terme.
- Les processus à court et moyen terme : vont débuter dès le déversement du pétrole
et ne dure qu’une pendant une courte période.
- Les processus d’évolution à long terme : le pétrole déversé commence à subir
d’autres transformations physiques et modifications chimiques qui vont durer dans le temps,
pour aboutir, à terme, à sa disparition complète (Raoul-Duval et al, 2005).
4.6.1 Evaporation
Ce phénomène touche les fractions de faible poids moléculaire et dépend des conditions
atmosphériques (vent, vagues, température,…). Les hydrocarbures les plus légers, ayant de 4 à
12 atomes de carbone, qui représentent généralement près de 50 % des hydrocarbures totaux
d’un brut moyen, sont éliminés rapidement dès les premiers jours, pouvant conduire à une
pollution de l’atmosphère (Soltani, 2004).
Le taux d’évaporation dépend en premier lieu de la volatilité des différentes fractions de
l’hydrocarbure mais également d’autres facteurs, tels que la quantité déversée, les températures
de l’eau et de l’air, l’agitation du plan d’eau, le vent et le taux d’étalement de la nappe (Le
CEDRE, 2009).
4.6.2 Sédimentation
La sédimentation est le passage du pétrole de la surface vers le fond. Elle se réalise lorsque
la densité de l’hydrocarbure dépasse celle de l’eau .La sédimentation conduit à la constitution
d’agrégats de haute densité difficilement dégradable par voie naturelle (in Koroghli, 2010).
