Chapitre I
Généralités
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La Méditerranée est une mer très salée, car l’évaporation y est intense et les apports d’eau
douce sont peu importants, la salinité entraîne une modification de la densité. En effet, plus
une eau est salée, plus elle est dense. La salinité superficielle, dans ses grandes lignes, suit la
même évolution que la température ; elle est, aussi, soumise aux variations liées aux
conditions atmosphériques et aux apports d’eau douce.
I-3-3- Le potentiel d’Hydrogène (pH)
Le pH est un paramètre important dans l’étude des milieux aquatiques (Khattabi, 2002). Il est
par définition, une mesure de l'activité des ions H+ contenus dans une solution aqueuse: pH= -
log [H+] (Henery et Beaudry, 1992). L’eau de mer est faiblement alcaline (basique), son pH
moyen est de 8,2 avec des variations entre 7 et 8,4, il est principalement fixé par la présence
des carbonates (Aminot et Chaussepied, 1983).
I-3-4- Les Nitrates (NO3)
Les nitrates constituent le stade final de l'oxydation de l'azote organique. Les eaux de surface
ne contiennent pas plus de 10mg/l de nitrates (Potelon et al., 1998).
L’intérêt des nitrates réside, non seulement, dans leur rôle d’indicateur de pollution, mais
aussi, et surtout dans leur rôle de fertilisant des eaux puisque, c’est essentiellement, sous cette
forme que les plantes assimilent l’azote associé aux phosphates. Les nitrates favorisent la
croissance, parfois exagérée, de la flore aquatique microscopique et macroscopique, ce qui
peut ensuite entraîner une baisse de la teneur en oxygène dissous (Beaudry et Henry, 1992)
I-3-5- Le Phosphore
D’après Dussart (1966), le phosphore est le métalloïde le plus nécessaire à la vie aquatique,
le moins abondant en général et celui qui se présente sous la forme la plus simple, celle
d’orthophosphate. Le phosphore est essentiel pour la croissance cellulaire, en intervenant dans
de nombreuses réactions cellulaires, tels que : le transfert d’énergie, la biosynthèse des acides
nucléiques, etc… En ce qui concerne la production phytoplanctique, la forme préférée pour
les microalgues , c’est l’orthophsphates (PO4²¯). Bien que la biomasse algale contienne moins
de 1% de P, c’est souvent l’élément le plus limitant pour la production primaire. Ceci
s’explique par son association facile à d’autres ions (Fe, CO²¯par exemple) et se traduit par sa
précipitation, qui le rend inutilisable par les algues. En Méditerranée, le phosphore est
l’élément le plus souvent limitant (Krom et al., 1991 ; Rossi, 2008 ).
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