Chapitre I
Généralités
17
forme sphérique adoptée par plusieurs espèces ainsi que la présence de flagelles constituent
leur stratégie de flottaison.
I-2-3-Ecologie du phytoplancton
Le phytoplancton tient la place de producteur primaire dans le réseau trophique. Il produit le
carbone indispensable aux niveaux trophiques supérieurs grâce à la photosynthèse,
mécanisme qui, sous l’effet de l’énergie lumineuse, permet la production de glucides et la
libération d’oxygène à partir d’eau et de dioxyde de carbone. Il évolue de façon saisonnière
aussi bien en milieu lacustre (Amblard, 1987) qu’en milieu marin (Margalef, 1958). Ce qui a
pour conséquence de structurer le réseau trophique, les niveaux trophiques supérieurs
dépendant directement ou indirectement de cette saisonnalité (Rossi, 2008).
Dans les écosystèmes océaniques hauturiers, généralement oligotrophes, les efflorescences
phytoplanctoniques sont observées au printemps, lorsque les conditions sont favorables à la
formation d’une couche de mélange. Ceci permet au phytoplancton de se maintenir dans les
eaux de surface, riches en nutriments d’une part, et où la disponibilité en énergie lumineuse
est importante d’autre part. En milieu côtier, les apports terrigènes permettent le maintien des
concentrations élevées en sels nutritifs dans le milieu et plusieurs blooms successifs peuvent
être observés. La dynamique du phytoplancton est ainsi plus complexe en domaine côtier,
plusieurs facteurs pouvant agir sur la croissance de sa biomasse (Gailhard, 2003).
En Méditerranée, la succession saisonnière phytoplanctonique s’articule en trois stades
(Margalef, 1958):
- Stade 1 : A la fin de l’hiver, la colonne d’eau se mélange du fait du refroidissement de
l’eau de surface qui devient alors plus dense que celle du fond, permettant la remise à
disposition des nutriments dans la couche de surface. Un développement
phytoplanctonique important a lieu, avec un pic principal de densité en février et des
pics secondaires en novembre-décembre et mars-avril. Les espèces de petite taille
(rapport surface/volume ~ 1) capables de se multiplier rapidement (stratégie r) sont
favorisées. Les Bacillariophycées prédominent ce stade. Les espèces présentes
appartiennent aux genres Chaetoceros, Thalassiothrix, Thalassionema et Asterionella.
La diversité est globalement faible ;
- Stade 2 : Il est caractérisé par la présence de Bacillariophycées de tailles plus
importantes (rapport surface/volume ~ 0,5) et l’apparition en proportions non
Généralités
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forme sphérique adoptée par plusieurs espèces ainsi que la présence de flagelles constituent
leur stratégie de flottaison.
I-2-3-Ecologie du phytoplancton
Le phytoplancton tient la place de producteur primaire dans le réseau trophique. Il produit le
carbone indispensable aux niveaux trophiques supérieurs grâce à la photosynthèse,
mécanisme qui, sous l’effet de l’énergie lumineuse, permet la production de glucides et la
libération d’oxygène à partir d’eau et de dioxyde de carbone. Il évolue de façon saisonnière
aussi bien en milieu lacustre (Amblard, 1987) qu’en milieu marin (Margalef, 1958). Ce qui a
pour conséquence de structurer le réseau trophique, les niveaux trophiques supérieurs
dépendant directement ou indirectement de cette saisonnalité (Rossi, 2008).
Dans les écosystèmes océaniques hauturiers, généralement oligotrophes, les efflorescences
phytoplanctoniques sont observées au printemps, lorsque les conditions sont favorables à la
formation d’une couche de mélange. Ceci permet au phytoplancton de se maintenir dans les
eaux de surface, riches en nutriments d’une part, et où la disponibilité en énergie lumineuse
est importante d’autre part. En milieu côtier, les apports terrigènes permettent le maintien des
concentrations élevées en sels nutritifs dans le milieu et plusieurs blooms successifs peuvent
être observés. La dynamique du phytoplancton est ainsi plus complexe en domaine côtier,
plusieurs facteurs pouvant agir sur la croissance de sa biomasse (Gailhard, 2003).
En Méditerranée, la succession saisonnière phytoplanctonique s’articule en trois stades
(Margalef, 1958):
- Stade 1 : A la fin de l’hiver, la colonne d’eau se mélange du fait du refroidissement de
l’eau de surface qui devient alors plus dense que celle du fond, permettant la remise à
disposition des nutriments dans la couche de surface. Un développement
phytoplanctonique important a lieu, avec un pic principal de densité en février et des
pics secondaires en novembre-décembre et mars-avril. Les espèces de petite taille
(rapport surface/volume ~ 1) capables de se multiplier rapidement (stratégie r) sont
favorisées. Les Bacillariophycées prédominent ce stade. Les espèces présentes
appartiennent aux genres Chaetoceros, Thalassiothrix, Thalassionema et Asterionella.
La diversité est globalement faible ;
- Stade 2 : Il est caractérisé par la présence de Bacillariophycées de tailles plus
importantes (rapport surface/volume ~ 0,5) et l’apparition en proportions non
