Chapitre I : GENERALITES
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1.3.3 Les passages transmembranaires
Lorsqu’un polluant pénètre dans un organisme, quelle que soit sa voie d’entrée, orale,
branchiale, cutanée, pulmonaire, il parvient dans un premier temps dans la circulation
générale (sang ou son équivalent). Puis à partir de ce liquide interne, il se distribue dans les
différents tissus et organes avant d’être éventuellement excrété (Amiard, 2011).
Comme les diverses milieux biologiques sont aqueux à plus de 90%, les molécules doivent
avoir un certain degré d’hydro-solubilité pour pouvoir se déplacer. Le déplacement dans
l’organisme suppose aussi le passage de multiples barrières membranaires (Amiard, 2011).
Les membranes sont en général des assemblages de phospholipides et de protéines en
bicouches moléculaires dont les pôles hydrophiles protéiques sont orientés vers l’extérieur et
les pôles hydrophobes à l’intérieur de la membrane. Seules les molécules lipophiles peuvent
donc traverser la membrane par simple diffusion, les molécules hydrophiles devront passer
par des pores ou canaux ou à l’aide de divers types de transporteurs (Amiard, 2011).
Tandis que le Transport passif se fait par une simple diffusion, selon le gradient de
concentration, du milieu le plus concentré vers le milieu le plus dilué, les transports actifs
nécessitent de l’énergie ainsi des transporteurs spécifiques et agissent contre le gradient de
concentration (Amiard, 2011).
1.4 Bioamplification
La bioamplification est le résultat du transfert des contaminants le long des différents
niveaux de la chaîne alimentaire, ce qui implique leur concentration (Kaiser, 2001; Amiard,
2011).
Beaucoup de polluants se concentraient dans les organismes vivants (bioconcentration). Une
partie de ces polluants seront transférés aux niveaux des chaines trophiques successifs et à
l’homme, consommateur final de chaines alimentaires courtes ou longues (Amiard, 2011).
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