Chapitre I : GENERALITES
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 Une première consisterait en un piégeage des polluants métalliques par les particules
en suspension, la biomasse marine et le sédiment en fonction des conditions
physico-chimiques du milieu marin et cela par : précipitation, absorption,
adsorption et sédimentation ;
 Une deuxième étape inverse à la première consisterait à un relargage de ces polluants
par désorption, diffusion ou propagation dans le milieu marin, décomposition des
matières organiques, dissolution et parfois même par une redistribution par
l’activité des organismes marins (bioturbation).
1.3 La Bioaccumulation
1.3.1 Définition
C’est un processus par lequel un organisme vivant absorbe une substance à une vitesse plus
grande que celle avec laquelle il l’excrète ou la métabolise (Ramade, 2010).
La bioaccumulation décrit l'accumulation nette d'un métal dans les tissus d'un organisme en
raison de la prise de toutes les sources (nourriture et eau). Elle est influencée par la chimie du
métal spécifique, et de la réaction du métal avec son environnement et la physiologie
spécifique de l’espèce (Ramade, 2010).
La bioaccumulation est souvent une bonne mesure intégratrice d'expositions aux métaux
lourds des organismes marins dans des écosystèmes pollués. Elle est de valeur particulière
pour les métaux parce qu'ils ne sont pas biodégradables (Luoma et Rainbow, 2008).
1.3.2 Conséquences de la bioaccumulation
Une des principales conséquences de la présence des métaux lourds dans l’eau de mer est leur
passage dans la biomasse. Ce transfert peut entrainer des toxicités directes, qui se manifestent
rapidement par voie direct ou indirect, qui sont liées à l’accumulation progressive de ces
métaux par les organismes. Il semble logique de penser que les phénomènes de toxicité ou de
bioaccumulation sont liés à la teneur en métal dans l’eau de mer environnante (Gaujous,
1995).
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