Chapitre IV : Dragage
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Comme déjà mentionné, le port de Sidi Fredj étant lui-même soumis à ces mêmes
phénomènes, notre dragage entre donc dans le cadre des opérations d’entretien qu’un port
doit subir. Il est à rappeler que le dernier dragage effectué dans le port de Sidi Fredj date de
2003, et le volume des déblais extraits était d’environ 12.000m³.
IV 3- Technique de dragage :
Les conditions d'accessibilité du site et sa configuration, la nature des déblais de dragages,
leur degré de contamination, et leur destination finale, les enjeux environnementaux et
économiques orienteront le choix de la technique adéquate à mettre en œuvre pour répondre
de la manière la plus satisfaisante à l'ensemble de ces contraintes. (Foucher ; 2005).
L’extraction des sédiments du port de Sidi Fredj ne peut s’effectuer que par aspiration
(dragues hydrauliques), compte tenu des difficultés d’accès au port par le large d’engins
flottants avec godets, et de la nature des sédiments (fins et homogènes) d’une taille moyenne
comprise entre 150 et 200µm.
Le dépôt de ces mêmes sédiments s’effectuera par by-pass à terre à l’aide d’une drague
aspiratrice refouleuse stationnaire et par clapage à l’aide d’une drague aspiratrice en marche
pour l’immersion en mer.
IV 3-a- Les dragues hydrauliques :
Les dragues hydrauliques sont de petite puissance capables de travailler par petit fond entre
les pontons. Les rejets sont évacués par voie hydraulique à l’aide d’une canalisation équipée
de flotteurs. (Boutin, 2000). Le principe des dragages hydrauliques est basé sur l'adjonction
d'eau aux déblais à extraire. Ce mélange est alors aspiré par des pompes centrifuges et refoulé
via des canalisations ou chargé sur barge. Les volumes sont considérablement augmentés par
la teneur en eau des déblais de dragages (CoDISOD ; 2008).
IV 3-b- Dragues aspiratrices refouleuses stationnaires :
Adaptées aux matériaux meubles, ces dragues refoulent un mélange de sédiments et d'eau par
des canalisations sur des distances qui peuvent dépasser plusieurs kilomètres. Elles peuvent
être équipées d'un désagrégateur, et alors aspirer après les avoir fractionnés avec un « cutter »
des matériaux cohérents, voire des roches tendres. (CoDISOD ; 2008).
Leur principal avantage réside dans leur rendement (jusqu’à 7 000 m
3 /h) supérieur à toute
drague de puissance comparable. L’entraînement des sédiments nécessite le pompage d’une
quantité importante d’eau (10 à 12 fois en volume, 8 fois environ en poids). La mixture peut
être refoulée par des conduites flottantes. Voir Figure IV-1. (Alzieu ; 1999).
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