Hydrologie et sels nutritifs dans les eaux de la baie d’Alger
Résultats et interprétations
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d) Description de la section 4
La distribution verticale de l’ensemble des paramètres montre une stratification légèrement
perturbée. Celle de la salinité (figure 57) n’est perturbée que par l’influence nette de Oued El
Hamiz aisément observable, surtout au niveau des stations 41, 37,32.
La température (figure 56) montre une stratification légèrement inclinée vers le Nord Ouest
de la baie sous l’effet d’un front thermique déjà mentionné à cet endroit et observable au
niveau des stations 2 et 4.
La distribution de l’oxygène dissous (figure 58) montre une décroissance des teneurs de la
surface vers le fond avec quelques perturbations apparentes. On observe une poche d’eau en
dessous des stations 2, 4 et 9 avec une teneur de 8,2 mg/l qui correspond à la même
concentration enregistrée en surface au niveau des stations citées. La même distribution se
manifeste pour les nitrites (figure 60) qui montre des détachements des eaux de surface et
leurs apparitions à l’isobathe de 20 m pour les faibles et les fortes valeurs.
La distribution des nitrates (figure 59) manifeste des concentrations élevées en ce sel vers le
Sud-Est de la section (le fond des stations 32, 28 et légèrement pour les stations 21, 15 et 9).
Juste au dessus (en surface) vers le Nord-Ouest (station 15 et 9), nous observons les mêmes
concentrations de nitrates. Des concentrations comprises entre 0.6 et 1.2 µmole/l font la
jonction entre ces deux petites masses d’eau riches en nitrates. On pourrait supposer aisément
que l’eau de surface riche en nitrates a pour origine l’eau à 40 m de profondeur riche en
nitrates et de laquelle s’est partiellement détachée. L’extension de l’influence de l’oued El
Hamiz par la langue formée de l’isohalin 37,05 comme séparateur des deux masses d’eau
riches en nitrates, pourrait être un appui.
On peut aller plus loin pour émettre l’hypothèse que cette eau à environ 40 m de profondeur a
pour origine une eau plus profonde qui longe le fond marin et qui fait ascension à ce niveau,
probablement favorisé par la morphologie sous-marine. Dans ce cas, ceci permet aisément
d’expliquer les caractéristiques par plusieurs paramètres de l’eau observée au niveau de la
surface de la station 15 et son voisinage immédiat et confirmer son origine profonde. Cette
hypothèse est difficile à admettre en raison d’un paradoxe qui demeure non élucidé.
En effet, les concentrations élevées en nitrates de l’eau à 40 m de profondeur (qui sont
accompagnées de celles faibles en oxygène et légèrement en nitrites) sont accompagnées des
plus faibles concentrations de phosphates (figure 61) et de silicate (figure 62) avec d’aucun
indice significatif de la température ni de la salinité.
L’autre possibilité pour expliquer ces concentrations de nitrates élevés à environ 40 m de
profondeur est de s’orienter vers le processus de régénération spécifique de l’azote, en rapport
probablement aussi avec l’influence continentale.
Les phosphates semblent être en forte concentration en surface vers la côte et vers le large que
dans les eaux profondes. Ceci peut être en relation avec l’influence importante des polluants
polyphosphatés drainés par Oued El Hamiz.
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Hydrologie et sels nutritifs dans les eaux de la baie d\'Alger (mars 2009). - 47/73

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