GENERALITES
16
dirigée contre les pénicillines, les céphalosporines (C3G) et l’imipénème d’où leur nom de
« carbapénèmases ». Seul l’aztréonam reste insensible à l’action de ces enzymes.
Les métallo-béta-lactamses ont été trouvées chromosomiques chez certaines souches
de l’environnement dont les phénotypes de résistance sont complexes exemple
Stenotrophomonas maltophilia (L1), Burkholdria cepacea BlaB. Depuis une dizaine d’années,
une localisation plasmidique de ces enzymes a été rapportée spécialement chez P. aeruginosa
et A. baumani (Barrial et Scotet, 2005).
I.2.4.3. Classe C
Les enzymes de cette classe hydrolysent préférentiellement les céphalosporines mais
aussi les pénicillines et sont insensibles à l’acide clavulanique (Le Minor, 1989). Ce sont des
enzymes retrouvées uniquement chez les bactéries à Gram négatif (Berche et al., 1988).Elles
sont codées par le gène chromosomique AmpC présent chez certaines espèces. L’expression
de ce gène peut être constitutive (E.coli ou Shigella) ou inductible (Enterobacter,
Acinetobacter, Pseudomonas, Ochromobacter…etc) (Mainardi et al., 1996 ; Jacoby, 2009).
Le caractère inductible est défini par le fait que la synthèse des ß-lactamases est
augmentée temporairement en présence de β-lactamines inductrices (Céfoxitine ou
Imipénème) et disparaît avec l’arrêt de l’exposition (Cavallo et al., 2004).
Ces béta-lactamases à bas niveau hydrolysent surtout les céphalosporines (C1G,
céphamycines), les aminopénicillines seules ou associées à l’acide clavulanique et restent
insensibles aux carboxy et uréidopénicillines, les C3G, l’aztréonam et l’IMP (Vedel,
1997 ;Cavallo, 2004).
Depuis une vingtaine d’années, on a décrit la production de céphalosporinases
plasmidiques chez Klebsiella pneumoniae (CMY-1 en corée et MIR-1 en Amérique). On note
actuellement 43 allèle de CMY, 7 variétés de FOX, 4 variétés de ACC, LAT et MIR, 3
variétés de ACT et MOX et 2 variétés de DHA (Jacoby, 2009).
Cette émergence d’un mécanisme de résistance tout à fait inédit et important allait
s’amplifier et être démontrée chez diverses espèces d’entérobactéries : Salmonella enterica,
Précédent

Prévalence et caractérisation de la résistance aux béta-lactamines chez des bactéries de l\'environnement marin - 26/75

Suivant