SIG et gestion intégrée des zones cotières
chapitre I
5
de la population. La consommation des sols se faisait d’une manière non
rationnelle et non économe. Cependant, et malgré ces effets négatifs, nous
assistons à une dynamique territoriale marquée par une modernisation sur le
plan des réseaux, par une production du logement de masse et par des
extensions selon des modèles urbains nouveaux.
Mais parmi tous les programmes de développement, ce n’est qu’avec le
deuxième plan quadriennal (1974-1977) que l’État exprime sa grande
préoccupation en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme, en
lançant une politique de production de masse des logements, par la création
des Zones d’Habitation Urbaine Nouvelles (ZHUN) et les zones industrielles
(ZI) dont la mise en œuvre obéit à des concepts purement classiques
(proximité des grandes infrastructures, éloignement des centres…), mais aussi
à un véritable rapport de forces exercé entre secteurs au niveau central.
La centralisation du s ystème de planification de 1962 à fin des années 80, a
eu ses inconvénients et ses avantages.
- Parmi les inconvénients et sur le plan institutionnel, une trop forte
concentration devient sclérosante et aggrave les problèmes car elle
limite les alternatives, notamment pour les citoyens qui ne peuvent pas
participer à la gestion de leur territoire.
- Parmi les avantages, nous pouvons constater des transformations
profondes avec modernisation sur le plan des réseaux, du logement de
masse et de l’extension selon des modèles urbains nouveaux. C’est
l’Etat qui sera le maître du tout planifié, grâce a des moyens financiers
suffisants (recettes des hydrocarbures) et à une politique socialiste et
autoritaire. Cet aménagement du territoire sera caractérisé par la
prédominance de la fonctionnalité, de la programmation (grille
d’équipements), d’une urbanisation et d’un développement économique
importants [3].
A partir des années 90 et avec l’avènement à l’économie de marché, les
changements dans la politique vont permettre l’émergence de nouveaux
acteurs à la fois publics et privés.
- La phase de libéralisation économique :
A la fin des années 80 et dés le début des années 90, à travers les
transformations politiques et économiques du pays qui s’ouvre à l’économie
de marché, des limites du « tout planifié » et de l’Etat à la fois contrôleur,
programmateur, investisseur, financier et réalisateur deviennent une évidence.
Certains principes majeurs de la période précédente sont peu à peu
abandonnés. Il faut aussi noter la raréfaction des ressources budgétaires
chapitre I
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de la population. La consommation des sols se faisait d’une manière non
rationnelle et non économe. Cependant, et malgré ces effets négatifs, nous
assistons à une dynamique territoriale marquée par une modernisation sur le
plan des réseaux, par une production du logement de masse et par des
extensions selon des modèles urbains nouveaux.
Mais parmi tous les programmes de développement, ce n’est qu’avec le
deuxième plan quadriennal (1974-1977) que l’État exprime sa grande
préoccupation en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme, en
lançant une politique de production de masse des logements, par la création
des Zones d’Habitation Urbaine Nouvelles (ZHUN) et les zones industrielles
(ZI) dont la mise en œuvre obéit à des concepts purement classiques
(proximité des grandes infrastructures, éloignement des centres…), mais aussi
à un véritable rapport de forces exercé entre secteurs au niveau central.
La centralisation du s ystème de planification de 1962 à fin des années 80, a
eu ses inconvénients et ses avantages.
- Parmi les inconvénients et sur le plan institutionnel, une trop forte
concentration devient sclérosante et aggrave les problèmes car elle
limite les alternatives, notamment pour les citoyens qui ne peuvent pas
participer à la gestion de leur territoire.
- Parmi les avantages, nous pouvons constater des transformations
profondes avec modernisation sur le plan des réseaux, du logement de
masse et de l’extension selon des modèles urbains nouveaux. C’est
l’Etat qui sera le maître du tout planifié, grâce a des moyens financiers
suffisants (recettes des hydrocarbures) et à une politique socialiste et
autoritaire. Cet aménagement du territoire sera caractérisé par la
prédominance de la fonctionnalité, de la programmation (grille
d’équipements), d’une urbanisation et d’un développement économique
importants [3].
A partir des années 90 et avec l’avènement à l’économie de marché, les
changements dans la politique vont permettre l’émergence de nouveaux
acteurs à la fois publics et privés.
- La phase de libéralisation économique :
A la fin des années 80 et dés le début des années 90, à travers les
transformations politiques et économiques du pays qui s’ouvre à l’économie
de marché, des limites du « tout planifié » et de l’Etat à la fois contrôleur,
programmateur, investisseur, financier et réalisateur deviennent une évidence.
Certains principes majeurs de la période précédente sont peu à peu
abandonnés. Il faut aussi noter la raréfaction des ressources budgétaires
