SIG et gestion intégrée des zones cotières
chapitre I
4
autour
desquelles
s’organise
l’ensemble
des
infrastructures
de
communication, ont vu leur population multipliée par 10 en un siècle, alors
que la population totale du pays a été multipliée par trois. Ces tendances ont
été renforcées par la politique d’industrialisation menée en Algérie au
lendemain de l’indépendance.
Lors de la première décennie de l’après indépendance, la question territoriale
est occultée au profit du développement industriel, surtout à partir de 1967,
parce que ce secteur a été jugé prioritaire, en tant que base d’une économie
autocentrée. Cette période a correspondu pourtant à une forte urbanisation des
pôles concernés par cette industrialisation et au rush migratoire que connurent
la plupart des villes. C’est également celle où les services et l’administration
ont continué à être gérés par des textes issus de la colonisation.
II.2 Période Post-coloniale
Phase des plans de développement :
A partir des années 70, les préoccupations de planification territoriale
sont apparues dans le préambule du plan quadriennal 1970-1973. Parmi les
moyens de la mise en œuvre de ce plan, il était question de mesures relatives
à « la décentralisation et à l’aménagement du territoire» et on envisageait
de préparer les « travaux de programmation urbaine pour les grandes villes ».
Dans ce contexte, les études de plans d’urbanisme ont été lancées et ont
couvert, d’abord, les grandes métropoles, puis les autres villes. Enfin, pour
mener à bien les actions sectorielles et les prescriptions des plans
d’urbanisme, une nouvelle procédure fut initiée grâce la mise en œuvre des
Plans Communaux de Développement (PCD) et des Plans de Modernisation
Urbaine (PMU) pour les grandes villes. Ces plans devaient permettre la mise
en place d’un programme cohérent tenant compte des actions décidées aux
niveaux central et régional.
Ces actions en fait, étaient constituées par des programmes
d’investissements et d’équipements, régis par les différents ministères.
Chaque ministère appliquait empiriquement son propre programme d’actions
et le transcrivait sur l’espace sans coordination avec les autres secteurs
d’activité. Cela a donné des incohérences fonctionnelles et spatiales,
aggravée par l’absence d’instruments d’aménagement et d’urbanisme ou par
leur faible assise juridique (non opposable au tiers).
Les secteurs qui ont façonné l’espace algérien durant cette époque et qui
ont été les vrais acteurs de la planification spatiale sont la grande industrie et
les infrastructures, la santé,
l’éducation et l’habitat. Cette approche
sectorielle et très centralisée va engendrer des espaces de vie désarticulés et
mal équipés et les investissements ne correspondaient pas aux besoins réels
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SIG et gestion intégrée des zones côtières en Algerie, difficultés d\'intégration et pistes de sollutions - 13/86

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