Contribution à l’étude des variations des teneurs en phénols totaux
chez la Magnoliophyte marine Posidonia oceanica (L. ) Delile
Conclusion
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développement en épiphytes important au niveau des feuilles, dans la mesure où ces deux
paramètres sont corrélés de façon négative aux concentrations en phénols totaux. Les teneurs
maximales notées en automne/début hiver correspondent à une période où le rythme de
croissance de Posidonia oceanica est faible, par conséquent la plante alloue plus d‟énergie à
la synthèse des composés phénoliques. Par contre durant la période printemps/été, le rythme
de croissance est plus important, ce qui induit une mobilisation des ressources existantes ;
les composés phénoliques ne sont donc plus utilisés pour la défense mais pour la croissance.
La régulation de la synthèse des composés phénoliques peut être mise en relation avec des
facteurs internes (cycle de croissance, reproduction, développement) ou externes
(hydrodynamisme, température, lumière) (RAVN et al., 1994 ; MACHEIX, 1996 ).
Les informations apportées par les descripteurs morphologiques de Posidonia oceanica, et
plus particulièrement la longueur des feuilles et la biomasse épiphytique, semblent constituer
de bons indicateurs de l‟enrichissement en nutriments du milieu. Le recours à un descripteur
physiologique, en l‟occurrence le dosage des composés phénoliques, a permis de mettre en
évidence l‟impact de l‟enrichissement du milieu sur la teneur en composés phénoliques
durant la saison hivernale. Ce résultat est en concordance avec celui obtenu par LEONI et al.
(2007) dans une étude basée sur un enrichissement artificiel du milieu. Il se pourrait que la
réaction de Posidonia oceanica aux perturbations du milieu se manifeste par l‟augmentation
des tannins condensés (CUNY et al., 1994), sans que cela puisse être mis en évidence par le
protocole d‟extraction utilisé dans cette étude. En effet, l‟augmentation du nombre de
cellules à tannin est considérée comme étant un indicateur de stress de la plante, il augmente
dans les zones polluées (PERGENT, 1988) et dans les herbiers envahis par Caulerpa
taxifolia (DE VILLELE et VERLAQUE, 1995 et DUMAY et al., 2004).
Enfin, au regard de la variété des composés phénoliques produits par Posidonia oceanica, la
prise en compte d‟une classe de composés peut dévoiler une réponse spécifique à un type
d‟influence, mais cette réponse sera probablement masquée si les composés phénoliques
sont considérés dans leur totalité. Une étude plus approfondie des composés phénoliques,
qu'ils soient simples ou complexes, hydrosolubles ou non, et la prise en compte d‟une classe
de composés permettraient peut-être de connaître l'implication de certains d'entre eux dans
les mécanismes de réponse à un type de stress précis (FERRAT, 2001 ; CANNAC et al.,
2006 ; LEONI et al., 2007).
Il est évident que les résultats de cette étude sont préliminaires, néanmoins, ils laissent
entrevoir la complexité des phénomènes régissant les réponses de Posidonia oceanica aux
chez la Magnoliophyte marine Posidonia oceanica (L. ) Delile
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développement en épiphytes important au niveau des feuilles, dans la mesure où ces deux
paramètres sont corrélés de façon négative aux concentrations en phénols totaux. Les teneurs
maximales notées en automne/début hiver correspondent à une période où le rythme de
croissance de Posidonia oceanica est faible, par conséquent la plante alloue plus d‟énergie à
la synthèse des composés phénoliques. Par contre durant la période printemps/été, le rythme
de croissance est plus important, ce qui induit une mobilisation des ressources existantes ;
les composés phénoliques ne sont donc plus utilisés pour la défense mais pour la croissance.
La régulation de la synthèse des composés phénoliques peut être mise en relation avec des
facteurs internes (cycle de croissance, reproduction, développement) ou externes
(hydrodynamisme, température, lumière) (RAVN et al., 1994 ; MACHEIX, 1996 ).
Les informations apportées par les descripteurs morphologiques de Posidonia oceanica, et
plus particulièrement la longueur des feuilles et la biomasse épiphytique, semblent constituer
de bons indicateurs de l‟enrichissement en nutriments du milieu. Le recours à un descripteur
physiologique, en l‟occurrence le dosage des composés phénoliques, a permis de mettre en
évidence l‟impact de l‟enrichissement du milieu sur la teneur en composés phénoliques
durant la saison hivernale. Ce résultat est en concordance avec celui obtenu par LEONI et al.
(2007) dans une étude basée sur un enrichissement artificiel du milieu. Il se pourrait que la
réaction de Posidonia oceanica aux perturbations du milieu se manifeste par l‟augmentation
des tannins condensés (CUNY et al., 1994), sans que cela puisse être mis en évidence par le
protocole d‟extraction utilisé dans cette étude. En effet, l‟augmentation du nombre de
cellules à tannin est considérée comme étant un indicateur de stress de la plante, il augmente
dans les zones polluées (PERGENT, 1988) et dans les herbiers envahis par Caulerpa
taxifolia (DE VILLELE et VERLAQUE, 1995 et DUMAY et al., 2004).
Enfin, au regard de la variété des composés phénoliques produits par Posidonia oceanica, la
prise en compte d‟une classe de composés peut dévoiler une réponse spécifique à un type
d‟influence, mais cette réponse sera probablement masquée si les composés phénoliques
sont considérés dans leur totalité. Une étude plus approfondie des composés phénoliques,
qu'ils soient simples ou complexes, hydrosolubles ou non, et la prise en compte d‟une classe
de composés permettraient peut-être de connaître l'implication de certains d'entre eux dans
les mécanismes de réponse à un type de stress précis (FERRAT, 2001 ; CANNAC et al.,
2006 ; LEONI et al., 2007).
Il est évident que les résultats de cette étude sont préliminaires, néanmoins, ils laissent
entrevoir la complexité des phénomènes régissant les réponses de Posidonia oceanica aux
