Résultats et discussion
Etude des caractères de vitalité de Posidonia oceanica
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4.3.2.3. Largeur des feuilles
La largeur des feuilles augmente généralement dans un faisceau de la feuille la plus centrale,
rang le plus faible, la plus jeune, à la feuille la plus externe, rang le plus, la plus âgée, élevé
et ce quelque soit la saison. Les feuilles adultes sont donc toujours plus larges que les
feuilles intermédiaires (THELIN et GIORGI, 1984). Ce paramètre biométrique est
traditionnellement considéré comme un des paramètres les plus stables de Posidonia
oceanica. A ce titre, WITTMANN (1984) le propose comme un intégrateur des conditions
du milieu. Les valeurs mesurées au sein des deux stations sont du même ordre de grandeur et
sont similaires à celles mesurées dans différentes localités de Méditerranée (PERGENT et
PERGENT-MARTINI, 1988 ; RICO-RAIMONDINO, 1995). Toutefois, elles demeurent
inférieures à celles mesurées par SEMROUD et al. (1992) à la Marsa, ces auteurs proposent
ce paramètre comme un critère de discrimination d‟une population à feuilles larges.
4.3.2.4. Coefficient A de Giraud
L‟état des apex apporte des renseignements, pour un site donné, sur le taux de broutage et
sur l‟action de l‟hydrodynamisme (WITTMANN et al., 1981 ; NEDELEC, 1982 ; ZUPO et
FRESI, 1984). Il est plus important au niveau des feuilles adultes par apport aux
intermédiaires, ces dernières sont plus récentes d‟une part, et vu leur position à l‟intérieur du
faisceau d‟autre part, par conséquent elles sont mieux protégées de l‟action des
consommateurs et de l‟action de l‟hydrodynamisme (BUIA et al., 1985 ; PERGENT et
PERGENT-MARTINI,1988).
Les variations saisonnières du Coefficient A de Giraud sont à mettre en relation avec la
couverture épiphytique qui entraîne une consommation accrue par les herbivores,
particulièrement au printemps (VERLAQUE, 1987 ; MAZZELLA et al., 1992) et qui
fragilise les apex des feuilles de Posidonia oceanica (WITTMANN et al., 1981). Au niveau
de Kouali le Coefficient A de Giraud des feuilles intermédiaires présente la même tendance
saisonnière que celle de la biomasse des épiphytes. Les maxima de ce paramètre des feuilles
adultes, notés en fin hiver (mars), indiqueraient en outre l‟impact du facteur
hydrodynamisme, particulièrement important en automne et en hiver, ce qui entraîne une
cassure au niveau des apex de ces feuilles vu leur position à la périphérique du faisceau.
Les fluctuations saisonnières du Coefficient A de Giraud des deux types de feuilles
présentent la même tendance au niveau de Kouali alors qu‟elles sont moins synchrones à
Bou Ismaïl. Les valeurs du Coefficient A de Giraud enregistrées au sein des deux stations
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Contribution à l\'étude des variations des teneurs en composés phénoliques chez la Magnoliophyte marine Posidonia oceanica (L.) Delile - 47/78

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